J-F Marcon "Accompagnateur en Nutrition"

J-F Marcon "Accompagnateur en Nutrition" Diplôme d'Université "Nutrition, Micronutrition, Exercice & Santé". Faculté de Poitiers, novembre 2023.

Faut-il vraiment faire 3 repas par jour ?Il était une fois, il y a bien longtemps, nos ancêtres les nous-mêmes. Tout ce ...
22/08/2026

Faut-il vraiment faire 3 repas par jour ?

Il était une fois, il y a bien longtemps, nos ancêtres les nous-mêmes. Tout ce qui était eux est nous et tous ce qui est nous était eux, sauf : les frigos, les congélateurs, les micro-ondes, les airfryers, les Thermomix, les supérettes, les caddies, les grandes surfaces, les promotions, les additifs, les engins agricoles de guerre, les champs en bataillons, les mornes horizons, la terre exsangue, … !
C’est ainsi que, abandonnant nos anciens nous-mêmes, tous ces artefacts nécessitèrent au moins 3 repas.

Mais, de cet abandon filial, tout en nous n’a pas perdu le fil. Nos corps, bien que plastifiés en surface, obéissent toujours aux lois de la physiologie intemporelle de nos métabolismes ! Parmi ces lois, les règles hormonales, et anabolisantes, de l’insuline. Elles dominaient et dominent toujours nos charges pondérales : trop peu d’insuline et nous pourrions de ne plus faire le poids ; trop d’insuline et nous pourrions de succomber faute de légèreté…
Ce qui sauva nos ancêtres les nous-mêmes et permis notre existence ? L’équilibre contextuel, et involontaire, entre la production d’insuline et son inhibition. Ainsi, les nous-mêmes d’avant mangeaient sans prévoir d’autres repas, jeûnaient sans savoir quand ils mangeraient. L’insuline s’équilibrait, comme toutes formes d’équilibres, par oscillations constantes entre chaque déséquilibre…

Alors, faut-il faire 3 repas par jour pour enfin dominer le monde ? La question arriva lorsque celle de la faim disparue. L’artefact de nos rythmes alimentaires ne questionne plus les oscillations incessantes de nos productions d’insuline : nous produisons sans cesse de tout, de l’insuline comme du reste ! Les équilibres vacillent, nos quotidiens dilatent, leurs normes aussi. Un repas c’est de l’insuline, un second repas toujours de l’insuline, un troisième encore de l’insuline, le tout en un seul jour risque l’excès. De jour en jour, d’excès en excès, nos corps résistent, c’est une loi d’adaptation. De résistance en résistance, nos cellules perdent goût pour l’insuline et lorsque l’on perd le goût il en faut plus pour le retrouver ! Ainsi, nous créons, de jour en jour, nos propres résistances à l’insuline qui obligent nos corps à produire encore plus d’insuline pour libérer notre sang des flux glycémiques létaux. Et plus d’insuline, c’est plus de poids, indépendamment des quantités et des nombres de repas…

C’est alors qu’arriva la question que nos ancêtres les nous-mêmes ignoraient : « faut-il vraiment faire 3 repas par jour ? »

Pourquoi sommes-nous toutes et tous en manque de magnésium ?L’adage, déguisé en boutade, de la micro-nutrition est de dé...
21/08/2026

Pourquoi sommes-nous toutes et tous en manque de magnésium ?

L’adage, déguisé en boutade, de la micro-nutrition est de déclamer : « concernant le magnésium, il y a 2 catégories de personnes : celles qui se complémentent et celles qui ne se complémentent pas ! Les deux sont en déficit ! » Au moins, ça pause le problème ! Que ce passe-t-il donc avec ce micro-nutriment ?

Pratiquement toutes les réactions chimiques que réalise notre organisme utilisent du magnésium ! Et notre corps est une véritable usine chimique perpétuellement en fonctionnement. A cela, s’ajoute un contexte civilisationnel actuel bien particulier : nos modes de vie, globalement, nous pressurisent et cette pression, notre corps la comprend comme un stress situationnel. Le stress situationnel est un puissant consommateur de magnésium, entre autres ! Ainsi, pour faire une analogie marchande : les demandes individuelles en magnésium sont actuellement très élevées.

N’en déplaise aux marchands d’eaux minérales, coté offres en magnésium nutritionnellement disponible, ce sont uniquement les aliments qui s’y collent ! En particulier, les graines et les oléagineux, les céréales complètes et les légumineuses, les poissons et les fruits de mer, les fruits et les légumes… La liste rappelle surtout que beaucoup d’aliments sont des végétaux bruts ou peu transformés, tous sans additifs ! Mais…

L’agro-industrie, qui régie nos modes de culture sur la plus grande partie de nos terres, a appauvri les sols en minéraux ; l’excès d’engrais a réduit l’assimilation des minéraux par maturation trop rapide des plantes ; les pesticides et fongicides ont bloqué la transformation des minéraux dans les plantes les rendant moins assimilables par l’homme ; l’internationalisation des denrées a induit de longs transports et du stockage qui affaiblissent les teneurs minérales ; les plateformes de distribution prolongent ces durées de stockage ; le raffinage des aliments, particulièrement celui des farines et des céréales, éradique les minéraux… Tous ces process ont de fait très fortement réduit la teneur en magnésium, entre autres, des aliments au point que les valeurs nutritionnelles de références sont désormais caduques… En bref, l’offre nutritionnelle est faible, de plus en plus faible et la complémentation en magnésium ne parvient pas forcément à combler les besoins car l’assimilation artificielle du magnésium est délicate !

Cerise sur le minéral, une consommation supérieure à 0,5l / jour de boissons diurétiques (thés, cafés, certaines infusions, bières…) achemine notre peu de magnésium dans nos urines, finissant ainsi sa course aux toilettes !

Alors, si vous craignez manquer de magnésium, soyez rassuré : c’est désormais certain !

«  Pourquoi prendre des repas complets ne signifie pas manger équilibrer ? »Avec un jour de re**rd sur la programmation ...
20/08/2026

« Pourquoi prendre des repas complets ne signifie pas manger équilibrer ? »

Avec un jour de re**rd sur la programmation annoncée, le virtuel n’étant pas une priorité, voici la réponse à l’énigme.

Tout est dans que signifie manger équilibrer ? Pensez l’équilibre nutritionnelle sur le seul critère de la répartition énergétique, donc calorique, des macronutriments (glucides, protides, lipides) est loin de faire le tour de la question ! Pire, plusieurs études se télescopent et présentent des ratios équilibrés très distincts ! Aux extrêmes, nous trouvons des ratios presque antinomiques : glucides autour de 80 %, protides autour de 10 % et lipides de même ; ou glucides autour de 30 %, protides de même et lipides autour de 40 %…
Bref, choisissez votre ratio selon votre âge, votre culture, votre climat, votre microbiote, votre polymorphisme génétique, etc. La réponse de l’équilibre nutritionnel n’est pas vraiment là !

L’équilibre nutritionnel c’est ce qui permettra à votre métabolisme de fonctionner au mieux en brûlant plein de calories tout en assimilant plein de nutriments. Pour cela, il faudra que nos repas honorent les lois de la physiologie : homéostasies, tamponnage du stress oxydant, contrôle de l’inflammation, équilibre des acides gras, régulations hormonales et entropiques, amortissement des pics d’insuline, adaptation immunitaire, activation épigénétiques… En résumé, c’est largement plus subtil qu’un éventuel équilibre des ratios énergétiques en macronutriments !
D’une façon plus synthétique, donc imparfaite, il n’y aura pas d’équilibre nutritionnel sans :
- un équilibre de la balance des acides gras oméga 6 / oméga 3 (voir posts antérieurs) ;
- un équilibre entre l’oxydation des cellules et les apports antioxydants ;
- un équilibre acido-basique des aliments consommés ;
Le tout aboutissant à un équilibre bactérien de la flore intestinale et un équilibre du système immunitaire entre ses fonctions de défense et ses fonctions de tolérance !

Tout ceci, en conscience que l’état d’équilibre n’existe pas ! Ce qui existe, c’est la succession continue de déséquilibres qui se compensent ! C’est d’ailleurs ainsi que « l’on marche », depuis la nuit des temps…

Demain, réponse à l’énigme 6 et samedi ou dimanche, réponse à l’énigme 9.

Petit rappel :Lors du dernier post, celui de vendredi, je vous propose 10 énigmes nutritions au choix. Vous pouvez décid...
17/08/2026

Petit rappel :

Lors du dernier post, celui de vendredi, je vous propose 10 énigmes nutritions au choix. Vous pouvez décider de celle(s) qui méritent que je mène enquête(s)... Ou, à défaut, vous pouvez me soumettre votre propre énigme.

Dénouement, vendredi prochain...

Questions nutrition... Comme je l'ai annoncé pour ce mois d'août, je laisse l'initiative à mes lectrices et lecteurs de ...
14/08/2026

Questions nutrition...

Comme je l'ai annoncé pour ce mois d'août, je laisse l'initiative à mes lectrices et lecteurs de poser la ou les questions nutrition qui les titillent... De fait, je n'ai rien posté lundi dernier !

Aujourd'hui, vendredi, le néant inonde toujours mon Facebook professionnel et aucune question n'émerge des flots de mon public attentionné : c'est, comme l'a écrit un certain commandant de la marine, "le monde du silence"...

Je vous propose donc quelques lames de fond qui bruissent dans l'océan des mœurs alimentaires :

- 1. pourquoi de nombreuses femmes d'âge mûres, attentives à leur santé, développent un mauvais cholestérol ?

- 2. comment se fait-il que de nombreux sportifs, hommes ou femmes, ne parviennent plus à perdre du poids malgré une alimentation saine et des entraînements intensifs ?

- 3. pourquoi prendre des repas complets (protéines 15 à 20 %, légumes, féculents 55 à 60% et matières grasses 20 à 30%) ne signifie pas manger équilibré ?

- 4. que se passe-t-il quand un ou une sportive s'entraîne rigoureusement sans parvenir à progresser, parfois régresse ?

- 5. que se passe t-il quand une personne, a fortiori sportive, reste en anémie (déficit en fer) malgré une bonne alimentation et une complémentation nutritionnelle ?

- 6. pourquoi sommes nous tous et toutes en manque de magnésium ?

- 7. pourquoi nos sociétés constatent une forte recrudescence d'endométrioses et de syndromes des ovaires polykystiques ?

- 8. pourquoi manger régulièrement des sandwichs type pain bagnat, ou pire des sandwichs fast-food, finiront tôt ou t**d par nous faire grossir ?

- 9. faut-il vraiment faire 3 repas chaque jour ?

- 10. pourquoi les générations actuelles consomment moins de calories qu'il y a un siècle et fabriquent pourtant 3 fois plus de personnes en surpoids ou obèses ?
../...

Si rien n'agite votre curiosité, je peux refaire une liste de 10 salves nutritionnelles ! Pour autant, il y a de quoi débattre jusqu'à la fin de l'année...

Parlez-en autour de vous, questionnez les I.A., et dîtes moi si mes réponses vous intéressent ? A la semaine prochaine...

Question :Bonjour Jean Marc, pas mal de confusion dans le ratio proteine/glucide/lipide sur la journée...l'assiette a le...
07/08/2026

Question :

Bonjour Jean Marc, pas mal de confusion dans le ratio proteine/glucide/lipide sur la journée...l'assiette a les mêmes proportions aux 3 repas? Merci

Réponse :

Bonjour Nathalie, bonjour à toutes et tous. Je ne sais pas si votre question fait référence à une publication précédente peu précise ou si c'est un pur questionnement personnel ? Je vais répondre comme si cela était le second cas mais je pourrai apporter des précisions si c'est le 1er cas...

D'abord, les ratios en macronutriments (protéines, glucides, lipides) ne sont pas calibrés en volumes proportionnels d'une assiette ! Ils sont calibrés en pourcentage d'apports énergétiques. Cela n'a rien de visuel car 1g de protéine correspond à 4 Kcal, tout comme 1g de glucide, mais absolument pas comme 1g de lipide qui lui monte à 9 Kcal ! De fait, en volume, plus du double de glucides ou de protéines correspond à la même quantité d'énergie en lipides...

Ensuite, sur le plan des donnés scientifiques, la recherche patine ! Le vieux ratio (55 à 60 % de glucides / 15 à 20 % de protéines / 20 à 30 % de lipides) est fortement requestionné au détriment des glucides pour plus de lipides. Certaines études proposent des scénari à quasiment 3 tiers égaux avec 30 à 35% de lipides...

Enfin, et là les données sont plus stables, les ratios en macronutriments ne sont idéalement pas les mêmes au fur et à mesure de la journée :
Pour le petit déjeuner, le ratio en glucides doit être très bas, sinon le risque à long terme est de générer une résistance à l'insuline. En plus, trop peu de protéines le matin réduit la production de dopamine indispensable pour démarrer sa journée et trop peu de lipides n'apporte pas une satiété qui inhibe le grignotage...
A l'inverse, le ratio en glucides en fin de journée doit être majoritaire pour prioriser la production de sérotonine sur la dopamine. Sans cela, le risque de nuit agitée augmente et la tempérance psychologique diminue...
A midi, le ratio idéal serait le ratio de base pour lequel la recherche tâtonne encore...

A tout cela peut s'ajouter d'autres paramètres :
- pour les sportifs, les ratios en glucides sont indexés aux ratios en protéines à hauteur de 4 glucides pour 1 protéines. De plus les ratio en protéines sont majorés et dépendent de la masse corporelle : bref, c'est du sûr-mesure !
- pour amorcer la perte de poids les ratios sont requestionnées, souvent au détriment des glucides, mais sans règle générale puisque les stratégies de pertes de poids sont à penser en fonction des causes de prises de poids diagnostiquées !
- selon les cultures de chacun, les ratios sont à reconsidérer : pas la même histoire pour un veggie qui vie au soleil des tropiques que pour un kéto qui pêche sa pitance sous la glace ! De plus, les veggies et les kétos vivent désormais sous les mêmes latitudes...

Donc, pas de réponse figée et encore moins de recettes dogmatiques, mais une tendance : attention aux surcharges en glucides et les lipides reviennent en proue... Mais à chacune et chacun de faire son sillage, en trouvant son cap !

Toc toc toc... Pas de question nutrition ! Pas d'interrogation en suspension ? Aucune précision sur le grill ... J'atten...
06/08/2026

Toc toc toc...

Pas de question nutrition ! Pas d'interrogation en suspension ? Aucune précision sur le grill ...
J'attends demain, c'est la règle, mais c'est à vous de jouer, si le jeu vous convient...

Août : un mois où les affaires souvent se figent…  J’en profite pour figer mes offres d’énigmes ! Mais ne figeons pas to...
03/08/2026

Août : un mois où les affaires souvent se figent…

J’en profite pour figer mes offres d’énigmes ! Mais ne figeons pas tout : je vous propose de rédiger vous même les énigmes nutritionnelles et, ou sportives qui vous questionnent. Chaque vendredi continuera ses réponses, mais ce seront les réponses à vos sollicitations.

Alors, que ce soit 3 mots ou toute une litanie, que ce soit des thèmes déjà abordés ces derniers mois ou que ce soit une interrogation inédite, laissez vos pensées prendre le large jusqu’ici pour que je puisse vous siroter quelques réponses gourmandes…

La question élue est donc : « le sport permet-il d’échapper à la sédentarité ? »De fait, pratiquer un sport c’est bouger...
31/07/2026

La question élue est donc : « le sport permet-il d’échapper à la sédentarité ? »

De fait, pratiquer un sport c’est bouger, physiquement bouger… De fait encore, être sédentaire c’est ne pas bouger, physiquement ne pas bouger ! Ceci devrait suffire à conclure que faire du sport permet de ne pas être sédentaire. Pourtant…

N’insistons pas sur les pratiques sportives : elles sont multiples et culturellement identifiées. Par contre, qu’est ce que la sédentarité ? L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définie la sédentarité comme un mode de vie à faible activité physique, dont l’énergie consommée reste proche de l’énergie nécessaire au métabolisme de base (MET). En l’occurrence, il s’agit d’un mode de vie éveillé d’au moins 7h par 24h qui ne consomme jamais plus de 1,5 fois le MET ! Bref, on est éveillé, assis, ou allongé, on marche peu, juste ce qu’il faut pour prendre l’ascenseur, sa voiture ou les transports en commun…
Au delà de cette définition internationale, des recherches scientifiques récentes montrent que les troubles physiologiques liés à la sédentarité (*) apparaissent dès lors que nous prenons l’habitude d’avoir une posture sédentaire pendant plus d’1h30 ! Autrement dit, et outre notre propre choix de ne pas bouger, si notre mode de vie nous contraint à rester régulièrement sédentaires pendant plus de 1h30, nous commençons à développer les troubles physiologiques en conséquences… Merci l’école, le travail de bureau, les réunions sans fin, la numérisation de nos vies, etc.

C’est d’ailleurs pour cela que de plus en plus de personnes font du sport chaque jour, tôt le matin ou à la pause de midi, ou encore en soirée… Parce que bouger est vital pour se maintenir en santé ! Sauf que, ce qu’il faut comprendre, c’est que toutes les 90 minutes maximum il nous faut engager une dépense physique supérieure à 1,5 fois le MET, pendant au moins 10 minutes ! Ce qui ne signifie pas faire du sport après plusieurs heures d’inactivité physique…

En fait, nos modes de vie ont inventé une nouvelle race d’êtres humains : les sportifs sédentaires… Pour certains, c’est mieux que rien ; pour d’autres, c’est parfois pire que mieux ! Mais là aussi, c’est une autre histoire…

(*) Troubles liés à la sédentarité : maladies cardio-vasculaires, obésité, diabète type 2, anxiété, dépression, affaiblissements musculaire et articulaire…

Nouvelle série de questions destinées aux votes :1. Le sport permet-il d’échapper à la sédentarité ? 2. En quoi ne jamai...
27/07/2026

Nouvelle série de questions destinées aux votes :
1. Le sport permet-il d’échapper à la sédentarité ?
2. En quoi ne jamais manger gras peut nuire à la santé ?
3. Je bouge, je mange peu et pourtant je ne maigris pas ! Où est l’erreur ?
Ou tout autres questions selon vos souhaits…
J’attends vos retours… avec gourmandise ! Merci

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19 Rue Maréchal Fayolle
Yssingeaux
43200

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