22/08/2026
Faut-il vraiment faire 3 repas par jour ?
Il était une fois, il y a bien longtemps, nos ancêtres les nous-mêmes. Tout ce qui était eux est nous et tous ce qui est nous était eux, sauf : les frigos, les congélateurs, les micro-ondes, les airfryers, les Thermomix, les supérettes, les caddies, les grandes surfaces, les promotions, les additifs, les engins agricoles de guerre, les champs en bataillons, les mornes horizons, la terre exsangue, … !
C’est ainsi que, abandonnant nos anciens nous-mêmes, tous ces artefacts nécessitèrent au moins 3 repas.
Mais, de cet abandon filial, tout en nous n’a pas perdu le fil. Nos corps, bien que plastifiés en surface, obéissent toujours aux lois de la physiologie intemporelle de nos métabolismes ! Parmi ces lois, les règles hormonales, et anabolisantes, de l’insuline. Elles dominaient et dominent toujours nos charges pondérales : trop peu d’insuline et nous pourrions de ne plus faire le poids ; trop d’insuline et nous pourrions de succomber faute de légèreté…
Ce qui sauva nos ancêtres les nous-mêmes et permis notre existence ? L’équilibre contextuel, et involontaire, entre la production d’insuline et son inhibition. Ainsi, les nous-mêmes d’avant mangeaient sans prévoir d’autres repas, jeûnaient sans savoir quand ils mangeraient. L’insuline s’équilibrait, comme toutes formes d’équilibres, par oscillations constantes entre chaque déséquilibre…
Alors, faut-il faire 3 repas par jour pour enfin dominer le monde ? La question arriva lorsque celle de la faim disparue. L’artefact de nos rythmes alimentaires ne questionne plus les oscillations incessantes de nos productions d’insuline : nous produisons sans cesse de tout, de l’insuline comme du reste ! Les équilibres vacillent, nos quotidiens dilatent, leurs normes aussi. Un repas c’est de l’insuline, un second repas toujours de l’insuline, un troisième encore de l’insuline, le tout en un seul jour risque l’excès. De jour en jour, d’excès en excès, nos corps résistent, c’est une loi d’adaptation. De résistance en résistance, nos cellules perdent goût pour l’insuline et lorsque l’on perd le goût il en faut plus pour le retrouver ! Ainsi, nous créons, de jour en jour, nos propres résistances à l’insuline qui obligent nos corps à produire encore plus d’insuline pour libérer notre sang des flux glycémiques létaux. Et plus d’insuline, c’est plus de poids, indépendamment des quantités et des nombres de repas…
C’est alors qu’arriva la question que nos ancêtres les nous-mêmes ignoraient : « faut-il vraiment faire 3 repas par jour ? »