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05/08/2026

SCHIZOPHRÉNIE : Ce que l’on sait ...de sa complexité

Nature Reviews Neuroscience
Cette actualité a été publiée le 21/10/2024 par Équipe de rédaction Santélog

Cette équipe de généticiens et de psychiatres de l’Université de Caroline du Nord (UNC) nous présente un état des lieux des données de la science sur la complexité génétique de la schizophrénie.

Alors que la schizophrénie est reconnue depuis des siècles comme une maladie héréditaire, les chercheurs rappellent, dans la r***e Nature Reviews Neuroscience, l’ensemble des facteurs de risque dont les près de 300 variantes génétiques courantes et plus de 20 variantes rares identifiées par les recherches génomiques les plus récentes.

***L’auteur principal, le Dr Patrick Sullivan, professeur de psychiatrie et de génétique à l'UNC avec ses collègues du Karolinska Institutet (Stockholm) ont élaboré cette photographie complète de la génétique de la schizophrénie, un trouble neuropsychiatrique caractérisé par des épisodes psychotiques récurrents, tels que des hallucinations, des délires et une pensée désorganisée. De nombreux patients développent également une apathie, un retrait social et un manque de contrôle émotionnel.

L’étude réunit les données des découvertes d'études approfondies d'association à l'échelle du génome, du séquençage de l'exome entier et d'autres analyses. L’ensemble de ces études ont mis en lumière la composition moléculaire complexe et les interconnexions spécifiques du cerveau chez les patients atteints de schizophrénie vs neurotypiques.

Cette synthèse met en avant :


___une complexité extrême dans les mécanismes sous-jacents à la schizophrénie, soulignant le rôle de multiples gènes plutôt que de gènes uniques ;

___cette « polygénicité » explique la difficulté à comprendre pleinement la maladie,
notamment en raison du manque d’outils expérimentaux solides ;

___des facteurs environnementaux aussi (notamment le mode de vie, la consommation de substance, la pauvreté, le stress et les complications de naissance) sont également des facteurs pertinents en plus du risque génomique ;
si ces facteurs sont plus difficiles à cerner que le génome, certains d’entre eux sont modifiables, précisent les auteurs.


La littérature publiée à ce jour sur la maladie reflète donc clairement sa complexité.

Ces connaissances soulignent l’importance d’accepter la schizophrénie comme
une énigme génétique et environnementale et à multiplier nos efforts pour améliorer la vie des personnes touchées par la maladie.

En d’autres termes, il faut poursuivre les recherches.

Source: Nature Reviews Neuroscience DOI: 10.1038/s41583-024-00837-7 Schizophrenia genomics: genetic complexity and functional insights

Schizophrenia genomics: genetic complexity and functional insights
Patrick F. Sullivan, Shuyang Yao & Jens Hjerling-Leffler
Nature Reviews Neuroscience volume 25, pages611–624 (2024) Cite this article

Abstract_______________________________________________________________
Determining the causes of schizophrenia has been a notoriously intractable problem, resistant to a multitude of investigative approaches over centuries. In recent decades, genomic studies have delivered hundreds of robust findings that implicate nearly 300 common genetic variants (via genome-wide association studies) and more than 20 rare variants (via whole-exome sequencing and copy number variant studies) as risk factors for schizophrenia. In parallel, functional genomic and neurobiological studies have provided exceptionally detailed information about the cellular composition of the brain and its interconnections in neurotypical individuals and, increasingly, in those with schizophrenia. Taken together, these results suggest unexpected complexity in the mechanisms that drive schizophrenia, pointing to the involvement of ensembles of genes (polygenicity) rather than single-gene causation. In this Review, we describe what we now know about the genetics of schizophrenia and consider the neurobiological implications of this information.

Résumé___________________________________
La détermination des causes de la schizophrénie est un problème notoirement insoluble, résistant à une multitude d’approches d’investigation depuis des siècles.

Au cours des dernières décennies, les études génomiques ont livré des centaines de résultats robustes qui impliquent près de 300 variants génétiques communs (via des études d’association à l’échelle du génome) et plus de 20 variants rares (via le séquençage de l’exome entier et des études sur le nombre de copies) comme facteurs de risque pour la schizophrénie.

Parallèlement, des études génomiques et neurobiologiques fonctionnelles ont fourni des informations exceptionnellement détaillées sur la composition cellulaire du cerveau et ses interconnexions chez les individus neurotypiques et, de plus en plus, chez ceux atteints de schizophrénie.

Pris dans leur ensemble, ces résultats suggèrent une complexité inattendue dans les mécanismes qui conduisent à la schizophrénie, indiquant l’implication d’ensembles de gènes (polygénicité) plutôt qu’une causalité à gène unique.

Dans cette r***e, nous décrivons ce que nous savons maintenant sur la génétique de la schizophrénie et considérons les implications neurobiologiques de ces informations.

_________________________________________________________________________
Patrick Sullivan, MD, FRANZCP
Yeargan Distinguished Professor of Psychiatry and Genetics
Director, Center for Psychiatric Genomics
Director, Su***de Prevention Institute

Areas of Interest
Women's Mood Disorders, Su***de Prevention, Genetics

About
Dr. Sullivan is the Yeargan Distinguished Professor in the Department of Genetics and Psychiatry at the University of North Carolina at Chapel Hill. He is also a Professor at the Karolinska Institute in Stockholm, Sweden. His lab investigates the molecular genetics of schizophrenia, major depressive disorder (including post-partum depression), eating disorders, and autism. With funding from the Departments of Genetics and Psychiatry, he has recently launched the UNC Center for Psychiatric Genomics. Dr. Sullivan is a founder and the lead principal investigator of the Psychiatric Genomics Consortium, the largest consortium in the history of psychiatry. He is involved in a wide range of genomic studies of human diseases and has multiple NIH grants. Dr. Sullivan has published over 320 papers and 40 reviews/chapters.

À propos
Le Dr Sullivan est professeur émérite au département de génétique et de psychiatrie de l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill. Il est également professeur à l’Institut Karolinska de Stockholm, en Suède.

*** Son laboratoire étudie la génétique moléculaire de la schizophrénie, du trouble dépressif majeur (y compris la dépression post-partum), des troubles alimentaires et de l’autisme. Grâce au financement des départements de génétique et de psychiatrie, il a récemment lancé le UNC Center for Psychiatric Genomics.

Le Dr Sullivan est l’un des fondateurs et le chercheur principal du Psychiatric Genomics Consortium, le plus grand consortium de l’histoire de la psychiatrie. Il est impliqué dans un large éventail d’études génomiques de maladies humaines et a reçu plusieurs subventions du NIH. Dr. Sullivan a publié plus de 320 articles et 40 r***es/chapitres.

BS University of Notre Dame
MD University of California, San Francisco

17/06/2026
11/06/2026

🚉 Suivre une psychothérapie, par où commencer ?

Quand on souhaite commencer une psychothérapie, on ne sait pas toujours vers qui se tourner.

Nous proposons maintenant un article sous forme de mode d'emploi, pour trouver la ou le professionnel·le qui pourrait répondre le mieux à notre besoin avec :

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Avant de consulter une ou un psychothérapeute, il est utile de se renseigner sur les signes qui peuvent témoigner d’une pratique problématique. On peut ainsi éviter de s’exposer à des dérives dangereuses pour soi et pour son entourage. Notre fiche repère “Comment éviter les pièges” à retrouver en visuel recense des propos ou des comportements qui peuvent être ceux d’une ou d’un pseudothérapeute.

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18/04/2026
03/01/2026

On reproche souvent aux adolescents d’« agir sans réfléchir ». Mais l’impulsivité à cet âge n’est ni un simple problème d’éducation, ni un fatalisme biologique. Hors trouble neurodéveloppemental, elle résulte d’une rencontre complexe entre un cerveau en pleine réorganisation, des transformations hormonales majeures, une histoire psychique qui se remanie, un environnement parfois instable.
Côté cerveau : un moteur puissant avec des freins encore fragiles. À l’adolescence, les circuits émotionnels (limbiques) deviennent très réactifs, alors que le cortex préfrontal — celui qui aide à planifier, inhiber, anticiper — mûrit plus tardivement. D’où : réactions rapides, attirance pour la nouveauté, difficulté à différer le plaisir, tendance à décider « dans l’instant ».
Côté hormones : à la puberté, les hormones sexuelles modifient la sensibilité des circuits cérébraux. La testostérone augmente l'agressivité, la compétitivité, la sensibilité à la récompense, la prise de risque. Œstrogènes et progestérone influencent la régulation émotionnelle, avec des fluctuations possibles d’irritabilité, d’hypersensibilité, parfois d’impulsivité.
Côté psychique : l’acte court-circuite la pensée. Nombre d’adolescents ont du mal à nommer et symboliser leurs émotions. Quand les émotions débordent, l’acte surgit pour calmer, évacuer, tester, appeler. L’impulsivité fonctionne alors comme une protection contre l’angoisse, une tentative de reprise de contrôle, parfois une adresse implicite à l’autre : « vois-moi, aide-moi à me contenir ».
Quand doit-on s’inquiéter ?
- passages à l’acte répétés (auto- ou hétéro-agressifs),
- conduites addictives, troubles alimentaires, mises en danger inconsidérées,
- anxiété, dépression, isolement, idées suicidaires.
L’impulsivité devient alors le symptôme d’une souffrance indicible, pas un simple trait de caractère.
Comment réagir, concrètement ? Se souvenir d’abord que tout adolescent est « épidermique » par nature : une part d’impulsivité fait partie du développement normal ; ce qui doit inquiéter, c’est la répétition, la souffrance, ou la mise en danger. En cas de tension aiguë, l’objectif n’est pas de prendre le dessus : c’est d’abord de faire redescendre l’intensité. En situation de conflit ouvert, ne jamais chercher l’affrontement « à chaud », éviter de crier et d’adopter une position de combat avec réduction de la distance interpersonnelle à moins d’un bras et demi, surtout dans un endroit dangereux (cuisine, balcon, chantier, etc.). S’asseoir et inviter l’ado à faire de même (on ne se bat pas assis), rester calme et s’exprimer doucement. Ne pas chercher à « faire parler » l'ado comme dans un interrogatoire. À froid, l’aider à mettre des mots sur ce qu’il/elle a ressenti (colère, injustice, jugement, etc.). D’une manière générale, donner un cadre clair et sécurisant : la limite contient, elle ne doit pas humilier.

03/01/2026

«Biberonnées au narratif de crise, les jeunes générations ont un profond sentiment d’absurdité», décrypte Marie-Estelle Dupont. →https://l.lefigaro.fr/AlW1

Chers toutes et tous voici les vœux pour 2026 en vous souhaitant que la santé vous soit fidèle afin que le reste se réal...
30/12/2025

Chers toutes et tous voici les vœux pour 2026 en vous souhaitant que la santé vous soit fidèle afin que le reste se réalise !

27/12/2025

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