18/07/2026
Le jour où mon orthophoniste m’a annoncé que j’étais dyslexique, j’ai ressenti une profonde colère, celle de ne pas avoir été diagnostiqué plus tôt par mes enseignants.
J’en ai voulu à tous les professeurs de français que j’ai eus durant ma scolarité de ne pas m’avoir orienté vers un dispositif de dépistage. Je leur en ai aussi voulu pour la brutalité de leurs mots, de leurs notes et de leurs annotations sur mes évaluations. Mais, au fond, comment leur en vouloir entièrement alors que l’ensemble du système scolaire valorise autant le conformisme et le perfectionnisme ?
À travers cette vidéo, je veux vous parler de deux mécanismes liés au stress :
Lorsqu’on est régulièrement exposé à des agressions — dans mon cas, les critiques des professeurs, les notes décourageantes et les moqueries des camarades — on peut développer une anxiété anticipatoire. L’esprit se met alors en état de survigilance, l’estime de soi diminue, le corps peut produire des symptômes à l’approche des nouvelles expositions, et des cauchemars peuvent apparaître.
Il existe un second effet, bien moins connu, de l’exposition prolongée à des agressions : on peut revivre la scène même des années après le traumatisme. Le corps ressent alors les mêmes émotions lorsqu’il est confronté à quelque chose qui rappelle ces agressions.
Si cela vous arrive, dites-vous que votre système nerveux a mis en place toutes ces réactions pour vous protéger et vous aider à mobiliser les ressources nécessaires afin de dépasser cette situation.
Merci à toute l'équipe de de m'avoir permis d'animer cette conférence.
Le lien de la conférence est en premier commentaire.