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Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 25Pourquoi le cœur accélère-t-il avant même de commencer un effort ?Vous êtes sur ...
28/09/2026

Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 25

Pourquoi le cœur accélère-t-il avant même de commencer un effort ?

Vous êtes sur la ligne de départ… et pourtant votre cœur bat déjà plus vite, alors que l’effort n’a pas encore commencé.

Ce phénomène illustre la réponse anticipatrice à l’exercice. Avant même que les muscles n’augmentent fortement leurs besoins, le cerveau prépare l’organisme à l’action : le retrait du frein parasympathique et l’activation sympathique contribuent à augmenter la fréquence cardiaque. L’anticipation et l’excitation associées à l’effort peuvent également participer à cette réponse.

Ainsi, le système cardiovasculaire ne fait pas que réagir à l’exercice : il peut commencer à s’y préparer avant le premier mouvement.

💡 À retenir : le cerveau peut donner au cœur le signal du départ avant même que les muscles ne commencent à travailler.

Josile Lovesky, MD
Médecin | Chercheur en santé publique
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🩺 Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 23Pamplemousse et médicaments : une interaction parfois méconnue🍊💊 Un aliment au...
24/09/2026

🩺 Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 23

Pamplemousse et médicaments : une interaction parfois méconnue

🍊💊 Un aliment aussi ordinaire que le pamplemousse peut modifier l’action de certains médicaments.

Le pamplemousse contient notamment des furanocoumarines capables d’inhiber le CYP3A4 intestinal, une enzyme qui participe normalement au métabolisme de plusieurs médicaments. Lorsque cette enzyme est inhibée, la quantité de certains médicaments atteignant la circulation sanguine peut augmenter.

⚠️ Cette interaction ne concerne pas tous les médicaments. Elle peut toutefois être importante avec certains traitements, notamment quelques statines, inhibiteurs calciques, immunosuppresseurs et autres médicaments métabolisés par le CYP3A4. Selon le médicament, l’augmentation de l’exposition peut favoriser des effets indésirables.

Autre particularité : espacer simplement le médicament et le pamplemousse de quelques heures ne suffit pas toujours, car l’effet sur le CYP3A4 intestinal peut persister.

💡 À retenir :
« Naturel » ne signifie pas toujours « sans interaction ». Lorsqu’un traitement est prescrit, les aliments et boissons consommés peuvent aussi avoir leur importance.

Josile Lovesky, MD
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À lire pour approfondir :👇🏽👇🏽👇🏽
https://www.fda.gov/consumers/consumer-updates/grapefruit-juice-and-some-drugs-dont-mix?utm_source=chatgpt.com

🩺 Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 22Santé cardiovasculaire d’un enfant et grossesse Et si une partie de notre sant...
23/09/2026

🩺 Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 22

Santé cardiovasculaire d’un enfant et grossesse

Et si une partie de notre santé cardiovasculaire future commençait déjà pendant la grossesse ?

Une vaste étude publiée le 1er septembre 2026 dans JAMA Network Open a suivi des données concernant près de 2,5 millions d’enfants nés en Suède. Les chercheurs ont observé qu’un IMC maternel plus élevé en début de grossesse était associé à un risque plus élevé de maladie cardiovasculaire précoce chez la descendance. Une prise de poids gestationnelle plus importante était également associée à une augmentation du risque.

Par exemple, comparativement aux enfants de mères ayant un IMC considéré comme normal en début de grossesse, le risque observé augmentait progressivement avec le surpoids et les différents degrés d’obésité maternelle. Les chercheurs ont cependant étudié des associations : ces résultats ne démontrent pas qu’un poids maternel élevé soit, à lui seul, la cause directe d’une future maladie cardiovasculaire chez l’enfant.

Pourquoi est-ce important en santé publique ?
Parce que la prévention cardiovasculaire ne concerne peut-être pas uniquement l’adulte. La santé préconceptionnelle, le suivi prénatal, la nutrition et une prise de poids adaptée pendant la grossesse peuvent aussi faire partie d’une approche de santé intergénérationnelle. Les auteurs soulignent toutefois que les études d’intervention n’ont pas encore démontré qu’une réduction de la prise de poids gestationnelle diminuait directement le risque cardiovasculaire futur de l’enfant.

💡 À retenir :
Prendre soin de la santé maternelle pendant la grossesse, c’est aussi investir dans la santé de la prochaine génération.

Josile Lovesky, MD
Médecin | Chercheur en santé publique
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Source scientifique : Wang H, Möller J, Liang Y, et al. Maternal Body Mass Index, Gestational Weight Gain, and Cardiovascular Disease in Offspring. JAMA Network Open. 2026;9(9):e2631324.

À consulter ici : https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2853504?utm_

🩺 Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 21Pourquoi l’hépatite B peut-elle rester silencieuse pendant des années ?L’infec...
20/09/2026

🩺 Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 21

Pourquoi l’hépatite B peut-elle rester silencieuse pendant des années ?

L’infection chronique par le virus de l’hépatite B (VHB) peut évoluer longtemps sans symptômes évidents. L’absence de douleur ou de jaunisse ne signifie donc pas nécessairement que le foie est indemne.

Une particularité importante est que le VHB n’endommage pas principalement les hépatocytes en les détruisant directement : une grande partie des lésions hépatiques résulte de la réponse immunitaire de l’organisme contre les cellules infectées. Lorsque cette inflammation persiste, une fibrose peut progressivement se développer.

Au fil des années, certaines infections chroniques peuvent ainsi évoluer vers une cirrhose ou un carcinome hépatocellulaire, parfois avant même l’apparition de manifestations cliniques importantes.

💡 À retenir :
Se sentir bien n’exclut pas une hépatite B chronique. C’est pourquoi le dépistage, l’évaluation biologique et le suivi des personnes infectées jouent un rôle essentiel dans la prévention des complications.

Josile Lovesky, MD
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20/09/2026
🩺 Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 20Comment un vaccin protège-t-il durablement notre organisme ?Un vaccin ne se co...
18/09/2026

🩺 Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 20

Comment un vaccin protège-t-il durablement notre organisme ?

Un vaccin ne se contente pas de déclencher une réponse immunitaire immédiate : il peut permettre au système immunitaire de garder la mémoire d’un agent infectieux sans avoir à subir la maladie elle-même.

Après la vaccination, des antigènes sont présentés au système immunitaire. Des lymphocytes spécifiques sont activés ; certains participent à la réponse initiale, tandis que d’autres deviennent des lymphocytes B et T mémoire, capables de persister après la disparition de l’antigène.

Ainsi, lors d’une exposition ultérieure au même agent infectieux, ces cellules mémoire permettent généralement une réponse plus rapide et plus efficace, pouvant empêcher la maladie ou en réduire considérablement la gravité.

La durée de cette protection varie toutefois selon le vaccin, l’agent infectieux et la réponse immunitaire individuelle. C’est notamment pourquoi des doses de rappel peuvent être nécessaires pour certaines vaccinations.

💡 À retenir :
Vacciner, c’est aussi apprendre au système immunitaire à reconnaître plus rapidement un danger qu’il pourrait rencontrer plus t**d.

Josile Lovesky, MD
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🩺 Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 19Pourquoi réalise-t-on un ECBU ?Une infection urinaire ne se résume pas à la pr...
16/09/2026

🩺 Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 19

Pourquoi réalise-t-on un ECBU ?

Une infection urinaire ne se résume pas à la présence de bactéries dans les urines.

L’ECBU — examen cytobactériologique des urines — permet notamment de rechercher et quantifier une bactériurie, d’évaluer la présence de leucocytes et, lorsqu’un microorganisme significatif est isolé, de l’identifier.

Lorsque cela est indiqué, l’antibiogramme complète l’analyse en évaluant la sensibilité de la bactérie aux différents antibiotiques. Il aide ainsi le clinicien à choisir un traitement adapté plutôt qu’un antibiotique au hasard.

Mais la qualité du résultat dépend aussi du prélèvement. Une contamination par la flore périurétrale ou génitale peut compliquer l’interprétation. Le contexte clinique reste donc indispensable : un résultat microbiologique doit être interprété avec le patient, ses symptômes et les conditions du prélèvement.

💡 À retenir :
L’ECBU ne cherche pas seulement « s’il y a des bactéries » : il aide à déterminer lesquelles sont présentes, en quelle quantité et, lorsque nécessaire, à quels antibiotiques elles sont sensibles.

Josile Lovesky, MD
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LE POINT CLINIQUE Nº 18Pourquoi la pression artérielle varie-t-elle au cours de la journée ?Votre pression artérielle n’...
15/09/2026

LE POINT CLINIQUE Nº 18

Pourquoi la pression artérielle varie-t-elle au cours de la journée ?

Votre pression artérielle n’est pas un chiffre fixe. Elle possède, elle aussi, un rythme biologique.

Au cours des 24 heures, la pression artérielle fluctue naturellement sous l’influence de notre rythme circadien, l’horloge interne qui synchronise de nombreuses fonctions de l’organisme.

Pendant le sommeil, l’activité du système nerveux sympathique diminue et l’influence parasympathique devient relativement plus importante. La fréquence cardiaque et le débit cardiaque tendent à diminuer, tout comme la pression artérielle. Chez de nombreuses personnes, cette baisse nocturne est d’environ 10 à 20 % par rapport aux valeurs diurnes : c’est le dipping nocturne.

À l’approche du réveil, l’organisme se prépare à reprendre son activité. Le tonus sympathique augmente, accompagné de variations circadiennes du cortisol, des catécholamines et du système rénine–angiotensine–aldostérone. Ces mécanismes agissent sur le cœur, les vaisseaux et les reins et contribuent à la remontée matinale de la pression artérielle, appelée morning surge.

Au cours de la journée, l’activité physique, le stress, les émotions, la douleur, la caféine, certains médicaments ou encore la position du corps peuvent ajouter leurs propres variations.

C’est pourquoi une mesure isolée ne raconte pas toujours toute l’histoire. Lorsque cela est nécessaire, des mesures répétées ou la mesure ambulatoire de la pression artérielle sur 24 heures permettent d’en observer le véritable profil.

💡 À retenir :
La pression artérielle possède elle aussi une horloge biologique. Son évolution au cours des 24 heures reflète notamment la modulation circadienne des mécanismes nerveux, hormonaux, vasculaires et rénaux qui la régulent.

Josile Lovesky, MD
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SANTÉ À LA UNE — LE POINT CLINIQUE Nº 17Pourquoi l’air apparaît-il noir sur une radiographie ?Avez-vous déjà remarqué qu...
14/09/2026

SANTÉ À LA UNE — LE POINT CLINIQUE Nº 17

Pourquoi l’air apparaît-il noir sur une radiographie ?

Avez-vous déjà remarqué que les poumons apparaissent très sombres sur une radiographie thoracique ?

L’explication repose sur la façon dont les différents tissus atténuent les rayons X.

L’air atténue très peu les rayons X. Dans les poumons remplis d’air, une grande partie des rayons traverse donc facilement le thorax et atteint le détecteur. Ces régions apparaissent alors noires ou très sombres sur l’image.

À l’inverse, les structures denses, comme les os, atténuent beaucoup plus les rayons X : moins de rayons atteignent le détecteur à leur niveau, et elles apparaissent donc claires ou blanches. Les tissus mous se situent entre les deux et donnent différentes nuances de gris.

À retenir :
Air = noir | Tissus mous = gris | Os = blanc

Et surtout, retenez cette règle simple :
« Là où les rayons X passent facilement, l’image est sombre ; là où ils sont fortement atténués, l’image est claire. »

Ainsi, sur une radiographie, une zone noire n’est pas forcément anormale : dans les poumons, elle traduit principalement la présence normale d’air.

Josile Lovesky, MD
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🩺 Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 16HbA1c — une mémoire biologique de la glycémie🩸 Une glycémie nous renseigne sur...
13/09/2026

🩺 Santé à la Une — Le Point Clinique Nº 16

HbA1c — une mémoire biologique de la glycémie

🩸 Une glycémie nous renseigne sur le glucose sanguin au moment du prélèvement. L’HbA1c permet, elle, de regarder plus loin dans le temps.

Au cours de la vie du globule rouge, une partie du glucose circulant se fixe spontanément à l’hémoglobine : c’est la glycation. Puisque les globules rouges circulent environ 120 jours, le pourcentage d’HbA1c reflète globalement l’exposition moyenne au glucose durant les 2 à 3 mois précédents, avec une influence plus importante des semaines récentes.

🔬 Voilà pourquoi deux personnes ayant la même glycémie le jour du prélèvement peuvent présenter des HbA1c différentes : leur exposition au glucose au cours des semaines précédentes n’a pas nécessairement été la même.

Certaines situations modifiant la durée de vie des globules rouges — hémorragie récente, hémolyse, transfusion ou certaines anémies — peuvent cependant rendre l’HbA1c moins représentative de la glycémie habituelle.

💡 À retenir : l’HbA1c agit comme une véritable mémoire biologique de l’exposition récente au glucose, contrairement à la glycémie qui fournit essentiellement une photographie instantanée.

Josile Lovesky, MD
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