05/08/2026
À celles qui aiment trop.
À celles qui tombent amoureuses en une seconde, qui plongent tête la première sans vérifier la profondeur.
Celles qui y croient, même quand tout le monde leur dit de se méfier.
Celles qui rêvent déjà à “nous”, quand l’autre hésite encore à dire “je”.
À celles qui s’emballent, qui inventent des destins à deux au creux d’un regard, qui ressentent trop, trop vite, trop fort.
Celles qui ne savent pas aimer à moitié, qui ne savent pas calculer, retenir, temporiser.
Elles aiment. Point.
On les traite de naïves.
On leur dit de se calmer, de se protéger, de se retenir.
Mais elles n’ont pas été construites pour l’amour tiède, elles ne vibrent que pour l’absolu.
Elles donnent tout, même quand on leur donne si peu.
Elles espèrent, même après dix silences.
Elles reviennent, même après cent blessures.
Parce qu’elles savent que leur amour, c’est de l’or.
Et que même s’il est mal reçu, il ne perd jamais sa valeur.
Ce sont des femmes de feu.
De chair. De vérité brute.
Elles sentent ce que d’autres étouffent.
Elles voient ce que d’autres fuient.
Elles aiment là où les autres se protègent.
Et oui, elles tombent.
Souvent. Fort.
Mais elles se relèvent.
Encore. Et encore.
Avec un cœur peut-être plus cabossé, mais jamais fermé.
Alors si tu es l’une d’elles, je veux te dire ceci :
Tu n’es pas “trop”.
Tu es une prière incarnée.
Tu es une révolution à toi seule.
Et un jour, tu tomberas sur un cœur assez vaste pour contenir le tien, un cœur qui ne tremblera pas devant ton intensité, un cœur qui saura : que t’aimer, c’est recevoir un trésor que trop peu savent honorer.
En attendant… aime-toi comme tu sais aimer les autres.
Avec démesure. Avec rage. Avec foi.
Tu n’es pas en excès.
Tu es en vérité.
Cindy Pinchart
"Celles qui aiment trop"