07/03/2026
Quand le fleuve d'encre tarit et s'assèche,
L'inspiration se fait rare, et l'espoir se dévisse.
Le poète rôde entre tourmente et sévice,
L'abandon vient, et le transperce, telle une flèche.
Quand la lueur de l'espoir vire au noir,
La vierge feuille succombe et se baigne dans le rouge.
Le cœur se vide d'amour, le vide à petit feu le ronge.
Les mots deviennent des perles rares.
La marche a été longue, le tunnel est un gouffre,
Le bout, une chimère étoilée sans tête ni queue.
Le corps veut se poser un peu, arrêter s'il peut,
Mais au fond, tambourinent encore ces échos glamour.
Des larmes, on a fait de l'encre. Sur nos plaies,
Un baume de mots, on l'a posé sans repos.
Écrire pour avancer, pour accepter nos défauts.
L'abandon s'invitera, mais jamais il ne plaît.
Fatiguée ? Oui. Mais on écrit encore,
Sans laisser quelques maux en marge.
C'est la scène où l'esprit se décharge,
Et même atteint, au sol, on écrira toujours.
_Jule Essognim ADIKI_ — LeJu Des Mots.
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