22/06/2026
Pourquoi est-ce que je travaille autant, pourquoi est-ce que je fais autant de massages ?
C’est une question qu’on me pose souvent.
On me demande aussi si ce métier n’est pas trop fatigant.
Et la vérité, c’est qu’il l’est.
Physiquement, les journées sont longues et le corps, en fin de compte, le ressent.
Mais cette fatigue, je l’accueille avec gratitude, parce que ce qu’elle m’apporte en retour dépasse largement ce qu’elle me demande.
Aujourd’hui, pendant que je massais Samba, quelque chose m’est apparu avec une clarté que je n’avais pas anticipée.
Beaucoup de personnes consacrent une grande partie de leur existence à chercher un sens à leur vie, comme si ce sens était caché quelque part, attendant patiemment d’être découvert.
Je crois doucement le contraire.
Le sens ne se trouve pas, il se crée.
Il se construit dans les gestes que l’on pose, dans l’attention que l’on offre, dans la qualité de présence que l’on accorde à l’autre.
Ce qui donne du sens à ma vie, c’est l’amour fraternel.
Alors oui, le corps est fatigué à la fin de la journée.
Mais le cœur, lui, est plein.
Ce sentiment d’avoir accompli un travail qui compte, un travail sain, un travail qui fait du bien autour de soi, voilà ce qui apaise la fatigue et me porte, jour après jour.
Une existence passe si vite que nous n’avons pas le luxe d’attendre.
Alors nous pouvons aimer, aussi sincèrement, aussi profondément et aussi pleinement que nous le pouvons, avec ce cadeau précieux qu’est le temps qui nous est donné sur cette terre.
C’est cela, au fond, que je viens offrir à chaque personne qui s’assoit sur ma chaise.
Pas seulement un massage.
Une présence.
Un moment où elle se sent vue, entendue, et profondément considérée.
Alors quand on me demande pourquoi je fais autant de massages, peut-être que la vraie question est ailleurs.
Et si chaque massage n’était qu’une façon, parmi tant d’autres, de dire à l’autre qu’il compte ?