11/04/2026
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (ou MICI) regroupent la maladie de Crohn (MC)
et la rectocolite hémorragique (RCH). Toutes les deux se caractérisent par une inflammation de la
paroi du tube digestif, due à une dérégulation du système immunitaire intestinal.
Les MICI touchent 10 millions de personnes dans le monde.
Elles regroupent la maladie de crohn et la rectocolite hémorragique.
Les MICI évoluent par poussées inflammatoires, de durée et de fréquence extrêmement variable
selon les patients, qui alternent avec des phases de rémission.
Dans la maladie de Crohn, l’inflammation peut toucher tous les segments du tube digestif (de la
bouche à l’anus), mais se localise le plus souvent au niveau de l’intestin et touche fréquemment
l’iléon terminal, avec ou sans atteinte colique.
Dans la rectocolite hémorragique, l’inflammation affecte toujours la partie basse du re**um et
remonte plus ou moins dans le côlon. L’intestin n’est jamais touché.
Elles débutent très souvent entre 15 et 35 ans mais peuvent survenir à tout âge.
De manière générale, l’incidence augmente avec le niveau de développement socio-économique des
pays, de sorte qu’elle croit fortement en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique du sud ou encore en
Inde.
Des facteurs environnementaux participant à modifier la qualité et le fonctionnement de microbiote
intestinal (flore intestinale) ont été mis en évidence dans la survenue de MICI particulièrement sur
une population avec une prédisposition génétique.
Les symptômes digestifs des MICI sont dominés par la diarrhée, du sang dans les selles, des douleurs
abdominales mais la présentation clinique peut être variée. Ces symptômes peuvent être associés à
des signes extradigestifs (articulaires, sur la peau, dans les yeux) ou encore une atteinte de la région
a***e (fissure, abcès).
L’état inflammatoire et la malabsorption intestinale des aliments peuvent en outre être responsables
d’une anémie et de carences vitaminiques.
L’examen de référence pour le diagnostic est néanmoins l’endoscopie digestive. Elle permet de
rechercher la présence et la localisation de lésions du tube digestif, ainsi que de réaliser des
prélèvements.
L’objectif des traitements est de contrôler la maladie, d’obtenir la cicatrisation des lésions
intestinales et de prévenir l’apparition d’autres lésions.
Les MICI sont en outre associées à un risque accru de cancer colorectal, notamment lorsque des
lésions sont présentes au niveau du côlon et étendues. Par rapport à la population générale, ce
risque est multiplié par 2 à 2,5 après 10 ans d’évolution de la maladie et jusqu’à 5 après 30 ans
d’évolution.