03/08/2026
Un énorme merci à The Last Ambulance / La Dernière Ambulance pour ce bel article et pour la lumière qu’il apporte à notre mission 🙏🏽🫱🏾🫲🏽Votre appui nous touche profondément 😌
26-07-2026 -- Mission Paramédicale Internationale : enseigner les gestes qui sauvent des vies
La Dernière Ambulance - LDA.
Enseigner plutôt que soigner.
C'est le choix qu'ont fait les paramédics Sarah-Ève Guérin et Judy-Ann Langevin en fondant la Mission Paramédicale Internationale, un projet qui les ramènera au Pérou en mars prochain afin de former des communautés aux soins de base d'urgence et à la reconnaissance des situations critiques.
Accompagnées de 13 autres participants, elles prendront part à la deuxième édition de cette mission humanitaire dont l'objectif est simple, mais ambitieux : transmettre des connaissances qui permettront aux communautés de mieux reconnaître les urgences, d'intervenir efficacement et de gagner les précieuses minutes qui peuvent faire toute la différence avant l'arrivée des secours.
« Notre but, c'est qu'on soit durable », expliquent les deux cofondatrices. « On ne veut pas aller là une fois et que tout ce qu'on a fait disparaisse l'année suivante. »
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Miser sur la formation plutôt que sur l'intervention
Réalisée en collaboration avec Infirmières et infirmiers sans frontières, la mission a été développée afin de répondre à des besoins identifiés par des partenaires locaux au Pérou.
Une partie du séjour se déroule dans une ville de la région amazonienne. L'autre mène les participants dans de petits villages isolés, parfois situés à plusieurs heures de bateau du premier hôpital.
Plutôt que d'offrir des soins ponctuels, l'équipe privilégie le transfert de connaissances.
Les formations portent notamment sur la reconnaissance des urgences médicales, les premiers soins, la réanimation cardiorespiratoire et les gestes qui peuvent être posés avant l'arrivée d'une aide médicale — lorsqu'une telle aide existe.
Afin que les apprentissages demeurent après leur départ, les participants laissent sur place du matériel pédagogique, des vidéos de formation ainsi que des équipements réutilisables permettant aux formateurs locaux de poursuivre l'enseignement dans leur communauté.
« On essaie d'apprendre aux gens à pêcher plutôt que de leur offrir un poisson », résument Sarah-Ève Guérin et Judy-Ann Langevin.
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Un besoin confirmé sur le terrain
Lors de la première mission, l'équipe a formé autant des premiers répondants locaux que des citoyens vivant dans des villages isolés où les ressources médicales sont extrêmement limitées.
Les deux cofondatrices racontent que plusieurs groupes supplémentaires ont demandé à recevoir la formation après leur arrivée, confirmant selon elles l'importance des besoins et l'intérêt des communautés à développer leurs propres capacités d'intervention.
Cette deuxième mission vise donc à consolider le travail déjà amorcé plutôt qu'à ouvrir un nouveau territoire.
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Un projet financé par la communauté
Contrairement à ce que plusieurs pourraient croire, la Mission Paramédicale Internationale ne bénéficie d'aucune subvention gouvernementale.
Le coût global de la mission dépasse les 90 000 $, incluant le transport des participants, les assurances, la vaccination, le matériel pédagogique, l'expédition d'équipements médicaux ainsi que les dons de matériel qui seront laissés aux communautés partenaires.
Les organisatrices soulignent que les participants assument eux-mêmes une part importante des coûts, tandis que les campagnes de financement servent à rendre le projet possible.
L'une de ces initiatives prendra la forme d'un bootcamp qui se tiendra le 10 octobre.
Organisé dans un ancien centre de ski aménagé pour accueillir des parcours à obstacles, l'événement ne se veut pas uniquement une activité de financement.
Tout au long du parcours, les participants seront invités à relever des défis physiques ponctués de stations éducatives consacrées aux soins de base d'urgence. Des mises en situation, des questionnaires adaptés tant au grand public qu'aux professionnels de la santé et des démonstrations pratiques permettront aux participants d'approfondir leurs connaissances et de mettre à l'épreuve leurs réflexes face à différentes situations d'urgence.
À la fin du parcours, des paramédics reviendront sur les principales techniques abordées pendant l'activité afin d'expliquer les bons gestes à poser et de répondre aux questions du public. Des policiers, des pompiers ainsi que des équipes spécialisées en sauvetage participeront également à l'événement afin de faire découvrir différentes facettes du monde des services d'urgence.
Pour Sarah-Ève Guérin et Judy-Ann Langevin, cette activité représente bien plus qu'un moyen de recueillir des fonds.
Elle traduit la même philosophie qui guide la Mission Paramédicale Internationale depuis ses débuts : permettre au plus grand nombre de reconnaître une urgence, d'intervenir efficacement et de gagner les précieuses minutes qui peuvent faire toute la différence avant l'arrivée des secours.
« Chaque seconde compte », rappellent-elles. « Les connaissances de base peuvent réellement sauver des vies. »
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Que ce soit dans un village isolé de l'Amazonie péruvienne ou dans une communauté québécoise, les deux paramédics sont convaincues d'une chose : plus les citoyens possèdent les connaissances nécessaires pour réagir à une urgence, plus ils deviennent eux-mêmes un maillon essentiel de la chaîne de survie.
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Page Facebook: Mission Paramédicale Internationale
Page Instagram: https://www.instagram.com/hands_on_prehos/
Site web: https://missionparamedicale.com/