Athletic Carnivore

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Consultant en alimentation : j’accompagne particuliers et sportifs dans la structuration d’une alimentation d’origine animale, simple, cohérente et adaptée à leurs objectifs et à leur mode de vie.

Quand l'idéologie mange le cerveau avant le restepar Laurent Glatz – pour Athletic CarnivoreBlick Actualité & Sport a re...
09/02/2026

Quand l'idéologie mange le cerveau avant le reste
par Laurent Glatz – pour Athletic Carnivore
Blick Actualité & Sport a relayé un fait qui dépasse le simple fait divers : dans le quartier de Pierre-Fleur à Lausanne, en Suisse Romande, un homme multiplie les actes de vandalisme contre des boucheries. Déjà arrêté en 2025 pour avoir détruit cinq boucheries en une seule journée, relâché au bénéfice d'un suivi psychologique, il recommence. Le journal évoque un « fou végan ». Les réseaux s'enflamment. Et pendant ce temps, presque personne ne se demande ce qui se passe réellement dans le cerveau d'une personne qui en arrive là.
Ce n'est pas une question d'éthique animale. Ce n'est pas une question de morale. C'est une question de biologie cérébrale sous carence chronique. Et c'est là que le sujet devient intéressant pour toi, même si tu ne vandalises rien.
La croyance dominante, c'est que le véganisme bien supplémenté est sain. Et sur le papier, c'est vrai. Sauf que dans la réalité, les chiffres disent autre chose. Près de 52 % des vegans masculins présentent une carence en vitamine B12 avérée, même dans des cohortes occidentales informées. Les taux de DHA et d'EPA — les acides gras oméga-3 longue chaîne essentiels à la membrane neuronale — sont inférieurs de 50 à 70 % chez les vegans par rapport aux omnivores. Le fer non héminique, celui des plantes, est absorbé deux à trois fois moins bien que le fer héminique de la viande. Et le zinc, pourtant indispensable à la synthèse des neurotransmetteurs, manque chez 35 à 47 % des personnes suivant un régime strictement végétal.
Le cerveau ne fonctionne pas dans le vide. Il a besoin de B12 pour la myélinisation des nerfs et la production de neurotransmetteurs. Il a besoin de fer pour la synthèse de la dopamine et de la sérotonine. Il a besoin de DHA pour la fluidité des membranes synaptiques et la résolution de l'inflammation neuronale. Il a besoin de zinc pour la plasticité synaptique et la régulation du stress oxydatif.
Quand ces nutriments s'épuisent, le cerveau ne s'arrête pas net. Il dérègle. La carence en B12, par exemple, ne se manifeste pas toujours par une anémie visible. Elle peut commencer par de l'irritabilité, de la confusion, des troubles de l'humeur, de l'anxiété. Puis des symptômes psychiatriques : dépression, paranoïa, hallucinations. Des cas cliniques documentés montrent des encéphalopathies avec convulsions chez des nourrissons allaités par des mères vegans non supplémentées. Des séquelles neurologiques permanentes. Chez l'adulte, la B12 insuffisante élève l'homocystéine, un marqueur associé à une augmentation de 50 à 70 % du risque de démence vasculaire.
Mais le mécanisme le plus pertinent ici, c'est celui du fer et de la dopamine. Le fer est cofacteur des enzymes qui produisent la dopamine. Sans fer héminique biodisponible, la dopamine chute. Résultat : motivation en baisse, impulsivité en hausse, capacité à évaluer les conséquences de ses actes altérée. Le cerveau carencé ne devient pas « méchant ». Il devient moins capable de freinage préfrontal. Plus réactif. Moins capable de distinguer une conviction d'une urgence à agir.
Ajoute à cela une carence en zinc — 47 % des vegans dans certaines études — et tu touches à la régulation du glutamate, du GABA, de la sérotonine. Ajoute un ratio oméga-6/oméga-3 déséquilibré par l'absence de DHA et d'EPA, et tu crées un terrain neuro-inflammatoire. Le cerveau devient plus sensible au stress, plus réactif aux stimuli, moins capable de la résolution de conflits.
Ce n'est pas dire que tous les vegans deviennent agressifs. C'est dire que le même cerveau, confronté aux mêmes idées, réagira différemment selon son état nutritionnel. Deux personnes peuvent partager la même conviction éthique. Celui dont le fer, le zinc, la B12 et le DHA sont au niveau optimal gère cette conviction avec discernement. Celui qui accumule les carences gère la même conviction avec un système de freinage neurologique affaibli.
Et c'est précisément le point que personne ne veut entendre. Le débat public oppose « pro-viande » contre « pro-animaux ». Mais la biologie s'en fiche de ton camp. Elle réagit aux molécules présentes ou absentes. Un cerveau carencé ne défend pas une cause. Il réagit à un terrain chimique dégradé.
Le coût de rester dans le flou, ici, n'est pas théorique. C'est le coût de ne pas comprendre que ton humeur, ton irritabilité, ta capacité à supporter la frustration, ta clarté de jugement, ne dépendent pas seulement de tes idées. Elles dépendent de ce que ton cerveau arrive à construire avec ce que tu lui donnes. Si tu es vegan et que tu te sens de plus en plus tendu, de plus en plus réactif, de moins en moins capable de recul, le problème n'est peut-être pas que le monde est plus agaçant. Le problème est peut-être que ton cerveau manque de matière première pour rester stable.
Le véganisme n'est pas la cause de la folie. Mais un véganisme mal géré, non surveillé, non individualisé, crée un terrain où le cerveau fonctionne en sous-régime. Et un cerveau en sous-régime interprète mal les signaux. Confond conviction et urgence. Confond éthique et agression. Confond le monde extérieur avec une menace intérieure.
Si tu te reconnais dans ce mécanisme — que tu sois vegan, végétarien, ou simplement quelqu'un qui se demande pourquoi son humeur et sa clarté fluctuent malgré une alimentation « saine » — la vraie question n'est pas de lire un conseil de plus sur les suppléments. C'est de comprendre ce que ton terrain cérébral et métabolique essaie de te montrer. Deux personnes peuvent suivre le même régime et obtenir deux réponses neurologiques différentes. C'est précisément pour cela qu'une analyse personnalisée devient utile.
Le plus important n'est pas de copier une méthode, mais d'identifier pourquoi elle répond différemment chez toi.
Ton corps refuse-t-il de fonctionner correctement, ou essaie-t-il simplement de te montrer que quelque chose n'est pas encore ajusté ?
Faire mon analyse personnalisée

Scoop : le carnivore entre à la Maison Blanche, et l'establishment nutritionnel américain n'est pas prêtpar Laurent Glat...
09/02/2026

Scoop : le carnivore entre à la Maison Blanche, et l'establishment nutritionnel américain n'est pas prêt
par Laurent Glatz – pour Athletic Carnivore
Il n'y a pas que son poids qui a chuté. C'est tout un équilibre politique qui vacille. Robert F. Kennedy Jr., secrétaire à la Santé et aux Services Humains des États-Unis, vient de placer le régime carnivore au cœur du pouvoir fédéral. Il ne s'agit plus d'un influenceur sur YouTube ni d'un médecin dissident confiné à la sphère alternative. Le ministre de la Santé du pays le plus puissant du monde mange de la viande, de la choucroute fermentée, et affiche publiquement une perte de neuf kilos en vingt jours accompagnée d'une chute de quarante pour cent de sa graisse viscérale. Le message est clair : son propre corps est devenu un laboratoire politique, et les résultats qu'il exhibe visent directement les Dietary Guidelines for Americans, ces recommandations nutritionnelles fédérales qui dictent depuis des décennies ce que les écoles, les hôpitaux et les programmes sociaux doivent servir dans l'assiette.
Le scoop ne tient pas seulement à son régime. Il tient à ce que ce régime représente institutionnellement. Kennedy n'a pas été nommé à ce poste pour administrer un système existant. Il a été placé là pour le déstabiliser. Il le dit lui-même : il veut réformer en profondeur les agences de santé publique, chasser les conflits d'intérêts avec l'industrie agroalimentaire et les laboratoires pharmaceutiques, et remettre en cause la sacro-sainte pyramide alimentaire qui place les céréales à sa base. Quand le ministre de la Santé déclare que son carnivore personnel lui a rendu sa clarté mentale et réduit sa graisse viscérale de près de la moitié en un mois, il ne fait pas un bulletin de santé. Il livre un argument de bataille contre le modèle dominant.
Le mécanisme biologique qu'il met en lumière, volontairement ou non, est celui de l'insuline chronique. La graisse viscérale que Kennedy dit avoir éliminée est le marqueur le plus fiable d'un métabolisme saturé par des décennies d'afflux glycémique répétés. Cette graisse, qui s'installe autour du foie et des organes digestifs, ne fond pas à coups de déficit calorique modéré ni de jogging dominical. Elle répond à un seul signal : la baisse soutenue de l'insulinémie. Quand on supprime les glucides raffinés, les huiles végétales industrielles et les aliments ultratransformés, comme le fait mécaniquement le carnivore, le foie cesse d'être encombré. L'inflammation de bas grade recule. Et la graisse viscérale, la plus réactive aux variations hormonales, part en premier. C'est exactement ce mécanisme que l'establishment nutritionnel américain a passé quarante ans à occulter, préférant le modèle des calories et des céréales enrichies. Kennedy, avec son corps de soixante-douze ans et ses neuf kilos perdus, vient de leur livrer une démonstration en direct.
Mais le piège est là, et il est double. D'abord politique. Croire que la nomination d'un ministre carnivore suffit à renverser un système verrouillé par des milliards de dollars de subventions agricoles, de contrats alimentaires scolaires et de positions académiques figées relève de l'illusion. Kennedy fera des vagues, il fera des ennemis, il obtiendra peut-être des ajustements marginaux. Mais la machine qui a imposé les huiles de soja, le sirop de maïs et les céréales petit-déjeuner comme norme sanitaire ne s'effondre pas parce qu'un secrétaire mange du bœuf. Ensuite, et c'est le plus important, individuel. Même si le carnivore devenait demain la doctrine officielle du gouvernement américain, deux citoyens appliquant le même protocole obtiendraient deux réponses radicalement différentes. L'un verrait son ventre se dégonfler en dix jours, son énergie revenir, ses fringales disparaître. L'autre stagnerait, se sentirait lourd, verrait son transit ralentir, et commencerait à douter de sa propre discipline. La différence ne tient pas à la méthode. Elle tient au terrain.
Le terrain, c'est ton historique glucidique, ton niveau de stress chronique, la qualité de ton sommeil, ta tolérance aux œufs et aux laitages, ton rapport au gras, ton âge, ton niveau d'activité physique, et surtout la manière dont ton système nerveux a appris à gérer la faim et la satiété. Kennedy a soixante-douze ans, une discipline de fer, un mode de vie structuré, et probablement un contexte hormonal et inflammatoire spécifique qui a réagi de manière explosive à la suppression des perturbateurs. Toi, tu n'as peut-être pas son historique. Tu as peut-être des années de restriction alternée, un cortisol élevé depuis des lustres, une digestion qui peine à assimiler les protéines animales, ou une sensibilité aux aliments fermentés que tu ignores encore. Le même protocole, appliqué sur deux terrains différents, devient deux protocoles complètement distincts.
Et c'est là que le coût invisible se révèle. S'enthousiasmer pour la victoire politique du carnivore, copier l'assiette de Kennedy en pensant que le vent a tourné, c'est risquer des semaines de fatigue supplémentaire, une perte de motivation cuisante, et surtout une confusion profonde entre "ce régime ne marche pas" et "ce régime n'est pas adapté à mon stade actuel". Le vrai danger n'est pas de manger de la viande. Le vrai danger est de croire qu'une avancée institutionnelle à Washington résout ton propre désordre métabolique. Le vrai danger est de corriger le mauvais paramètre. De croire que ton blocage vient de l'absence de validation politique, alors qu'il vient peut-être de ce que ton corps arrive encore à tolérer, ou de ce que ton métabolisme a besoin d'apaiser avant de pouvoir répondre.
Kennedy lui-même a eu l'honnêteté de préciser que ce régime "peut ne pas convenir à d'autres personnes". C'est un aveu de biologie, pas de modestie. Il sait intuitivement que la réponse dépend du récepteur. Le problème, c'est que les réseaux sociaux vont transformer son expérience en modèle politique. Tu vas voir apparaître des protocoles "RFK carnivore", des challenges de vingt jours, des listes de courses inspirées de son assiette. Et tu vas te retrouver à essayer de calquer le ministre de la Santé américain sans jamais te demander si ton foie, ton pancréas et ton cortisol sont sur la même ligne de départ que les siens.
À ce stade, la vraie question n'est plus de savoir si le carnivore va gagner la bataille politique à Washington. La question est de savoir si ton corps est prêt à y répondre, et si les neuf kilos que tu voudrais perdre relèvent vraiment de ton alimentation ou d'un désordre métabolique plus profond que tu n'as pas encore identifié. Tu peux continuer à suivre les scoops politiques, à espérer que les guidelines changent, à copier les assiettes des gens qui perdent du poids. Mais si ton corps ne répond toujours pas comme prévu, le sujet n'est peut-être plus l'actualité. Le sujet devient ton terrain.
Est-ce que tu attends que Washington valide ton assiette, ou est-ce que tu cherches à comprendre ce que ton propre métabolisme valide déjà ?
Faire mon analyse personnalisée

09/02/2026
 # Tu peux être mince et pourtant métaboliquement malade : le problème n’est pas toujours la quantité de graisse, mais l...
08/31/2026

# Tu peux être mince et pourtant métaboliquement malade : le problème n’est pas toujours la quantité de graisse, mais l’endroit où ton corps la stocke

**par Laurent Glatz – pour Athletic Carnivore**

Tu montes sur la balance : poids normal.

Tu regardes ton IMC : rien d’alarmant.

Tu rentres encore dans les mêmes vêtements qu’il y a dix ans.

Et pourtant, à l’intérieur, ton métabolisme peut raconter une histoire complètement différente.

C’est l’un des grands pièges de notre vision moderne de la santé : nous avons tellement associé maladie métabolique et obésité visible que nous avons fini par croire qu’une personne mince était automatiquement protégée.

Elle ne l’est pas.

Il existe même un phénotype étudié sous le nom de **TOFI — “Thin Outside, Fat Inside”**, littéralement « mince à l’extérieur, gras à l’intérieur ». Des personnes dont l’IMC reste normal peuvent présenter une quantité excessive de graisse viscérale et un profil métabolique défavorable. Une r***e récente consacrée précisément à ce phénomène le décrit comme une adiposité viscérale élevée malgré un poids normal ou presque normal.

Et pour comprendre pourquoi cela compte, il faut arrêter de considérer toutes les graisses comme identiques.

# # Ton tissu adipeux n’est pas simplement un réservoir disgracieux

La graisse corporelle possède une fonction physiologique essentielle.

Lorsque de l’énergie doit être stockée, le tissu adipeux sous-cutané constitue normalement l’un des endroits relativement sûrs où placer des triglycérides.

Sous la peau.

Hanches.

Cuisses.

Fesses.

Abdomen sous-cutané.

Le problème commence lorsque cette capacité de stockage devient insuffisante ou dysfonctionnelle.

Chez certaines personnes, le tissu adipeux sous-cutané peut s’étendre considérablement sans provoquer immédiatement de perturbation métabolique majeure.

Chez d’autres, cette capacité semble beaucoup plus limitée.

Lorsque l’énergie ne peut plus être stockée correctement dans les adipocytes sous-cutanés, les lipides commencent davantage à apparaître ailleurs.

Autour des organes.

Dans le foie.

Dans le muscle.

Autour du cœur.

Dans le pancréas.

On parle alors de **graisse viscérale** ou de **graisse ectopique**, selon sa localisation.

Et biologiquement, la différence est immense.

Une r***e publiée en 2025 souligne précisément que la distribution de la graisse, particulièrement son accumulation viscérale et ectopique dans des organes comme le foie, le pancréas, le cœur ou le muscle, joue un rôle majeur dans les perturbations métaboliques, l’inflammation et l’insulinorésistance.

Tu peux donc peser 70 kilos avec un environnement métabolique plus défavorable qu’une personne qui en pèse 90.

La balance ne peut pas te montrer où sont stockés ces kilos.

# # La graisse viscérale n’est pas seulement “de la graisse autour du ventre”

Il existe une différence fondamentale entre la graisse que tu peux pincer sous ta peau et celle située profondément dans la cavité abdominale.

La graisse viscérale entoure les organes.

Et elle est métaboliquement active.

Lorsqu’elle devient hypertrophiée et dysfonctionnelle, elle peut présenter davantage d’hypoxie locale, d’inflammation, de remodelage tissulaire et libérer des acides gras ainsi que différents médiateurs inflammatoires.

Sa localisation la rend particulièrement intéressante : une partie de ses produits de libération rejoint directement la circulation portale, donc le foie.

Une r***e de 2024 sur la physiopathologie du tissu adipeux viscéral décrit précisément cette communication avec le foie comme l’un des mécanismes participant au risque cardiométabolique associé à l’adiposité viscérale.

Autrement dit, ce ventre que tu ne vois parfois même pas dans le miroir peut commencer à modifier le fonctionnement métabolique de ton foie.

Et le foie est au centre de presque tout.

Gestion du glucose.

Stockage et libération du glycogène.

Métabolisme des lipides.

Production de triglycérides.

Néoglucogenèse.

Réponse à l’insuline.

Lorsque la graisse s’accumule dans le foie, sa réponse à l’insuline peut progressivement se dégrader.

# # L’insuline continue alors de parler, mais le foie écoute moins bien

Dans un organisme métaboliquement sain, l’insuline envoie notamment au foie un message important après un repas :

**il y a de l’énergie disponible, réduis ta production de glucose.**

Lorsque le foie devient insulinorésistant, ce signal peut perdre de son efficacité.

Il continue alors davantage à produire du glucose alors que le sang en contient déjà.

Le pancréas doit répondre.

Il sécrète davantage d’insuline.

Pendant quelque temps, cette hausse d’insuline permet encore de maintenir une glycémie apparemment correcte.

Voilà quelque chose de fondamental.

Tu peux donc avoir une glycémie relativement normale et être déjà en train de compenser par une insulinémie plus importante.

Vu de l’extérieur : rien.

Sur la balance : rien.

Parfois même sur une prise de sang basique : presque rien.

Pourtant, le système travaille davantage pour maintenir cette normalité.

C’est précisément pourquoi la maigreur visible ne garantit absolument pas une excellente sensibilité à l’insuline.

# # Le muscle joue lui aussi un rôle énorme

Le muscle n’est pas simplement là pour faire joli sur une photo.

Après un repas contenant des glucides, il constitue l’un des principaux tissus responsables de la captation du glucose stimulée par l’insuline.

Plus tu disposes d’un muscle actif et métaboliquement fonctionnel, plus tu possèdes un tissu capable de gérer une partie importante des substrats énergétiques circulants.

À l’inverse, une personne légère mais avec très peu de masse musculaire peut présenter une situation complètement différente.

Elle peut être mince simplement parce qu’elle possède peu de graisse sous-cutanée **et peu de muscle**.

Ce n’est pas nécessairement un avantage.

La graisse ectopique dans le muscle est également associée à l’insulinorésistance, même si la relation est complexe : des athlètes d’endurance peuvent avoir beaucoup de lipides intramusculaires tout en restant très sensibles à l’insuline parce qu’ils disposent d’une excellente capacité oxydative. Cela rappelle une fois encore qu’un chiffre isolé ne suffit jamais à décrire un métabolisme.

Ce qui compte est ce que le muscle sait faire de cette énergie.

Stocker passivement ?

Ou l’oxyder efficacement dans ses mitochondries ?

# # Voilà pourquoi le sport devient beaucoup plus qu’un outil pour “brûler des calories”

On revient exactement au problème du cardio.

Une personne mince peut penser :

« Je n’ai pas besoin de sport, je ne dois pas perdre de poids. »

C’est peut-être l’une des erreurs les plus coûteuses.

L’exercice ne sert pas uniquement à diminuer le chiffre sur une balance.

La contraction musculaire augmente fortement la demande énergétique.

Le muscle utilise du glycogène.

Il augmente sa captation de glucose.

Il améliore sa capacité oxydative avec l’entraînement.

Il augmente le nombre et la fonction de ses mitochondries.

Et l’exercice peut réduire la graisse viscérale même lorsqu’une personne n’est pas franchement obèse.

Une méta-analyse récente portant spécifiquement sur des individus de poids normal ou légèrement au-dessus du poids normal a justement étudié les effets du cardio, de la musculation et d’autres modalités d’entraînement sur la graisse viscérale chez ces profils TOFI.

Le bénéfice du sport ne se résume donc absolument pas à :

**“combien de kilos ai-je perdus ?”**

Tu peux rester exactement au même poids et améliorer considérablement ta composition corporelle.

Plus de muscle.

Moins de graisse viscérale.

Meilleure sensibilité à l’insuline.

Meilleure capacité mitochondriale.

Le miroir et la balance peuvent presque ne rien montrer alors que biologiquement le terrain change profondément.

# # C’est également ici que le low carb devient particulièrement intéressant

Si le problème central est une mauvaise gestion chronique des substrats énergétiques, il devient logique de s’intéresser à la quantité et à la fréquence auxquelles ces substrats arrivent.

Une alimentation riche en glucides signifie qu’après les repas, davantage de glucose doit être pris en charge.

Chez une personne très active, musculaire et sensible à l’insuline, cette charge peut être remarquablement bien gérée.

Chez une autre personne, peu musclée, sédentaire et déjà insulinorésistante au niveau hépatique ou musculaire, le même apport peut produire une réponse métabolique très différente.

C’est pourquoi demander simplement :

**« Les glucides sont-ils bons ou mauvais ? »**

n’est probablement pas la bonne question.

La question devient plutôt :

**qu’est-ce que ton organisme est capable d’en faire aujourd’hui ?**

En réduisant fortement les glucides, une alimentation low carb diminue mécaniquement la quantité de glucose alimentaire devant être gérée après chaque repas.

L’insulinémie postprandiale peut diminuer.

La mobilisation des graisses devient plus accessible lorsque l’insuline reste basse.

L’organisme augmente progressivement son utilisation des lipides.

Et dans certaines conditions, le foie augmente la production de corps cétoniques.

Autrement dit, tu changes progressivement la circulation des carburants.

# # Le carnivore pousse cette logique encore plus loin

Une alimentation carnivore correctement construite élimine pratiquement les sources importantes de glucides alimentaires tout en donnant une place centrale aux protéines et aux graisses animales.

Cela peut produire plusieurs effets intéressants dans ce contexte.

D’abord, une diminution spectaculaire de l’exposition aux aliments ultra-transformés combinant simultanément farine, sucre, huiles, amidon et hyperpalatabilité.

Ensuite, une forte densité protéique, avec un effet important sur la satiété et le maintien de la masse musculaire.

Enfin, une diminution très importante de la charge glucidique alimentaire.

Le foie continue évidemment de produire le glucose nécessaire par néoglucogenèse.

Le corps ne devient pas « sans glucose ».

Mais il n’est plus obligé de gérer plusieurs arrivées massives de glucose alimentaire chaque jour.

Pour une personne présentant déjà une mauvaise tolérance glucidique, cette différence peut devenir métaboliquement très intéressante.

Mais attention au raccourci inverse.

# # Carnivore ne signifie pas immunisé contre la graisse viscérale

C’est probablement l’une des nuances les plus importantes à comprendre.

Manger zéro glucide ne rend pas biologiquement impossible le stockage énergétique.

Tu peux toujours consommer davantage d’énergie que ton organisme n’en utilise.

Tu peux toujours être extrêmement sédentaire.

Tu peux toujours dormir cinq heures.

Tu peux toujours perdre ta masse musculaire.

Tu peux toujours posséder un terrain dans lequel certaines graisses s’accumulent plus facilement dans le foie ou autour des organes.

La science sur les graisses ectopiques montre précisément que ce problème correspond à une inadéquation entre l’arrivée, le stockage et l’utilisation de l’énergie, pas simplement à la présence d’un macronutriment isolé.

C’est pourquoi le carnivore peut être une stratégie extrêmement cohérente sans devenir une permission d’ignorer tout le reste.

# # Et voici le paradoxe le plus intéressant : on peut également être obèse et relativement insulin sensible

Cela paraît contradictoire.

Pourtant, des travaux classiques ont identifié des individus obèses présentant une sensibilité à l’insuline beaucoup plus favorable que d’autres individus de poids similaire.

Dans une étude particulièrement intéressante, deux groupes de personnes obèses possédaient une adiposité totale et viscérale comparable, mais le groupe insulin sensible avait beaucoup moins de graisse hépatique et intramusculaire et une sensibilité à l’insuline très supérieure.

C’est une information essentielle.

Elle signifie que **le poids n’est pas le problème métabolique en lui-même**.

Le véritable problème est beaucoup plus proche de :

où l’énergie est-elle stockée ?

comment est-elle utilisée ?

quelle est la capacité du tissu adipeux à l’accueillir ?

quelle est la quantité de muscle disponible ?

comment fonctionnent les mitochondries ?

comment le foie répond-il à l’insuline ?

Voilà pourquoi deux personnes ayant exactement le même IMC peuvent présenter des risques métaboliques radicalement différents.

# # Le corps peut donc cacher le problème pendant des années

C’est probablement ce qui rend le phénotype TOFI si trompeur.

Si tu prends beaucoup de poids, quelque chose te pousse rapidement à réagir.

Tes vêtements changent.

Le miroir change.

La balance change.

Mais si ton poids reste stable ?

Tu peux continuer à manger exactement de la même façon.

Ne jamais faire de musculation.

Marcher très peu.

Perdre progressivement du muscle avec l’âge.

Accumuler doucement de la graisse viscérale.

Et te considérer comme protégé parce que ton IMC affiche toujours 22 ou 23.

Or la littérature récente confirme que l’excès de graisse viscérale constitue un facteur de risque métabolique indépendamment de l’obésité définie simplement par le poids ou l’IMC.

C’est là que notre obsession collective de la balance atteint ses limites.

# # Le vrai objectif n’est donc peut-être pas de peser moins

Il pourrait être de posséder un organisme capable de mieux gérer l’énergie.

Un muscle capable de consommer énormément de carburant lorsque tu lui demandes de travailler.

Des mitochondries capables de l’oxyder.

Un foie qui ne déborde pas de triglycérides.

Un tissu adipeux capable de remplir correctement son rôle.

Une bonne sensibilité à l’insuline.

Une alimentation qui ne stimule pas continuellement l’arrivée d’énergie que ton organisme n’a aucune raison d’utiliser.

Voilà pourquoi **musculation, cardio, activité quotidienne et alimentation low carb ou carnivore peuvent devenir extrêmement complémentaires**.

Le cardio augmente la dépense et la capacité oxydative.

La musculation donne au corps une raison de conserver ou construire du tissu musculaire.

Le low carb réduit fortement la charge glucidique.

Le carnivore peut simultanément renforcer la densité protéique, simplifier l’alimentation et favoriser un environnement très pauvre en glucides.

Mais aucune de ces stratégies ne doit être regardée isolément.

Parce que le véritable sujet n’est jamais simplement ce que tu manges.

C’est ce que ton organisme fait de ce que tu lui donnes.

Tu peux donc être mince et en excellente santé métabolique.

Tu peux être en surpoids et présenter encore une bonne sensibilité à l’insuline.

Mais tu peux également être parfaitement mince devant ton miroir tout en commençant à accumuler exactement la graisse que tu ne voudrais pas accumuler : celle que tu ne vois pas.

Et à ce stade, demander seulement :

**« Quel est mon poids ? »**

devient presque la question la moins intéressante.

La question beaucoup plus pertinente est :

**« Où mon organisme stocke-t-il son énergie, et pourquoi commence-t-il peut-être à la stocker là ? »**

C’est exactement pourquoi une analyse personnalisée ne devrait pas commencer par décider arbitrairement combien de kilos tu dois perdre. Elle devrait commencer par comprendre ta composition corporelle, ton activité musculaire, ton alimentation, ta tolérance aux glucides, ton historique métabolique et la manière dont ces éléments interagissent.

**Et si ta silhouette te rassurait simplement parce qu’elle te montre la graisse que tu peux voir, mais pas celle qui compte peut-être davantage pour ton métabolisme ?**

**Comprendre mon terrain métabolique**

 # Le cardio fait-il vraiment maigrir ? En low carb ou carnivore, la question devient beaucoup plus intéressante**par La...
08/31/2026

# Le cardio fait-il vraiment maigrir ? En low carb ou carnivore, la question devient beaucoup plus intéressante

**par Laurent Glatz – pour Athletic Carnivore**

Tu montes sur un tapis de course, tu pédales pendant une heure ou tu pars marcher rapidement au bord de l’eau. Ton organisme doit produire de l’ATP pour alimenter tes muscles. Il peut utiliser plusieurs carburants, principalement des glucides et des lipides.

C’est ici qu’une alimentation low carb ou carnivore change profondément le contexte.

Parce que si tu réduis fortement l’apport de glucides pendant suffisamment longtemps, ton organisme ne peut plus fonctionner exactement comme celui d’une personne qui reçoit quotidiennement plusieurs centaines de grammes de glucides.

Il s’adapte.

Il augmente sa capacité à mobiliser et oxyder les graisses.

Et lorsqu’on combine cette adaptation avec un effort aérobie prolongé, on obtient effectivement quelque chose qui ressemble beaucoup plus à une **machine physiologique orientée vers l’utilisation des lipides**.

Mais il faut comprendre précisément ce que cela signifie.

Car brûler beaucoup de graisse pendant une séance et perdre beaucoup de graisse corporelle ne sont pas exactement la même chose.

# # Ce qui change lorsque les glucides deviennent rares

Chez une personne consommant régulièrement beaucoup de glucides, les réserves de glycogène musculaire et hépatique participent fortement à l’effort.

Le glucose sanguin et le glycogène musculaire alimentent la glycolyse, puis, selon l’intensité, une partie du pyruvate produit rejoint les mitochondries pour participer à la production d’ATP.

Lorsque les glucides alimentaires diminuent fortement, l’organisme reçoit un environnement métabolique différent.

L’insuline basale tend à diminuer.

La mobilisation des acides gras depuis le tissu adipeux devient plus accessible.

Le foie augmente la production de corps cétoniques lorsque les conditions sont réunies.

Et surtout, avec l’adaptation, le muscle augmente considérablement sa capacité à oxyder les acides gras pendant l’exercice.

Ce point n’est pas une théorie carnivore.

Il est mesuré expérimentalement.

Une r***e systématique et méta-analyse récente portant sur les régimes pauvres en glucides et cétogènes chez des sportifs entraînés rapporte que **les 30 études ayant mesuré l’oxydation lipidique ont observé une augmentation**, allant approximativement de +28 % jusqu’à +200 % selon les protocoles et les populations.

Des travaux antérieurs chez des athlètes keto-adaptés ont également observé des taux d’oxydation des graisses pouvant atteindre environ **1,5 gramme par minute**, soit des valeurs considérablement supérieures à celles observées classiquement chez des sportifs suivant une alimentation riche en glucides.

Voilà le véritable intérêt métabolique.

Tu n’as pas simplement retiré le sucre de ton assiette.

Tu as progressivement modifié **le carburant que tes muscles deviennent capables d’utiliser à grande échelle**.

# # Le cardio devient alors particulièrement intéressant

Lors d’une activité relativement longue et d’intensité faible à modérée, la production d’ATP peut largement reposer sur le métabolisme oxydatif.

Et le métabolisme oxydatif sait parfaitement utiliser les acides gras.

Chez une personne adaptée au low carb ou au carnivore, cette capacité peut devenir remarquable.

Une marche rapide.

Une randonnée.

Un footing tranquille.

Du vélo.

Une séance relativement longue à intensité maîtrisée.

Ce type d’activité crée une demande énergétique compatible avec une contribution importante des lipides.

Or contrairement au glycogène, dont les réserves corporelles sont limitées, les réserves énergétiques du tissu adipeux sont immenses.

Même une personne relativement maigre possède des dizaines de milliers de kilocalories stockées sous forme de graisse.

C’est là que l’expression « machine à brûler les graisses » prend un sens physiologique réel.

Pas parce que le corps serait transformé en four magique.

Mais parce qu’un organisme adapté à une faible disponibilité glucidique devient capable de produire une proportion beaucoup plus importante de son énergie à partir des lipides pendant l’exercice.

# # Mais attention : brûler du gras ne signifie toujours pas automatiquement perdre ton gras

C’est probablement la nuance la plus importante de tout l’article.

Si ton corps oxyde énormément de graisse pendant deux heures de cardio, cette graisse doit venir quelque part.

Elle peut provenir du tissu adipeux.

Mais elle peut également provenir en partie des graisses que tu viens de manger ou des triglycérides stockés dans le muscle.

Ce qui détermine la diminution à long terme de tes réserves adipeuses est donc le **bilan lipidique global**, pas seulement le taux d’oxydation mesuré pendant ton footing.

Une expérience métabolique extrêmement contrôlée l’a bien démontré : réduire fortement les glucides augmente effectivement l’oxydation des graisses, mais lorsque l’apport énergétique est contrôlé, cela ne signifie pas nécessairement que davantage de graisse corporelle sera perdue qu’avec une autre répartition des macronutriments.

Voilà pourquoi il faut distinguer deux propositions :

**Le low carb augmente la capacité à utiliser les graisses comme carburant : oui, très clairement.**

**Le low carb garantit automatiquement une perte de graisse indépendamment de tout le reste : non.**

Cette distinction rend l’approche plus crédible, pas moins intéressante.

# # Là où le low carb peut devenir particulièrement puissant : la satiété

Le cardio n’agit pas dans le vide.

Si une heure d’exercice augmente ta dépense mais que tu rentres chez toi avec une faim incontrôlable et consommes immédiatement énormément d’énergie, une partie du bénéfice énergétique disparaît.

Or une alimentation basée sur des aliments animaux riches en protéines, pauvre en aliments ultra-transformés et pauvre en glucides peut modifier complètement cette équation comportementale.

Les protéines possèdent un puissant effet satiétogène.

Une alimentation carnivore élimine également une grande partie des aliments combinant simultanément graisse, amidon, sucre, arômes et textures hautement récompensantes.

Et cette différence peut devenir essentielle.

Parce que la réussite d’un programme de perte de graisse ne dépend pas seulement de l’énergie dépensée pendant le sport.

Elle dépend aussi de ce que ton cerveau te pousse à manger ensuite.

C’est là que cardio et low carb peuvent devenir particulièrement complémentaires :

**augmenter la capacité de dépenser de l’énergie tout en travaillant dans un environnement alimentaire qui facilite potentiellement la satiété.**

# # Mais pourquoi ton cerveau accepte-t-il de fonctionner sans apport massif de glucides ?

Parce qu’un autre mythe doit tomber : retirer les glucides alimentaires ne signifie pas supprimer le glucose du corps.

Ton organisme sait fabriquer du glucose.

Le foie, et dans une moindre mesure les reins, utilisent la **néoglucogenèse** pour produire le glucose nécessaire à certains tissus.

Le lactate.

Le glycérol provenant des triglycérides.

Certains acides aminés.

Tous peuvent servir de substrats.

En parallèle, lorsque la disponibilité glucidique est suffisamment basse, le foie produit davantage de corps cétoniques à partir des acides gras.

Ces cétones traversent la barrière hémato-encéphalique et peuvent fournir une part importante de l’énergie utilisée par le cerveau.

Cela ne signifie pas que le cerveau cesse totalement d’utiliser le glucose.

Il continue d’en avoir besoin.

Mais une partie considérable de ses besoins énergétiques peut être transférée vers les corps cétoniques.

Autrement dit, absence de glucides alimentaires et absence de glucose sanguin sont deux choses complètement différentes.

# # Le glycogène n’a pourtant pas disparu

C’est ici que le discours doit rester extrêmement précis.

Certaines personnes présentent le carnivore comme si le glycogène devenait inutile.

C’est faux.

À mesure que l’intensité augmente, les glucides deviennent métaboliquement très intéressants.

Pourquoi ?

Parce qu’ils permettent de produire de l’ATP rapidement et avec un meilleur rendement énergétique par unité d’oxygène que les acides gras.

Lors d’un sprint, d’un HIIT très violent, d’une succession d’accélérations ou d’un effort proche de la puissance maximale aérobie, la glycolyse et le glycogène deviennent beaucoup plus importants.

Les données récentes montrent justement que les régimes low carb/cétogènes augmentent fortement l’oxydation lipidique tout en pouvant pénaliser certains efforts répétés à haute intensité.

C’est donc une erreur de demander à la graisse de faire exactement le même travail que le glucose.

Elle ne joue pas le même rôle.

Pour une sortie d’endurance relativement longue et maîtrisée, la disponibilité énergétique gigantesque des lipides constitue un avantage évident.

Pour produire brutalement énormément de puissance, le glycogène garde une place fondamentale.

Et c’est précisément pour cela que **le type de cardio compte autant que l’alimentation**.

# # Le carnivore transforme donc surtout la question du carburant

Imagine deux sportifs courant côte à côte à la même allure.

Le premier consomme beaucoup de glucides quotidiennement.

Le second est adapté depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois à une alimentation très pauvre en glucides.

Leur fréquence cardiaque peut être proche.

Leur vitesse peut être identique.

Mais leur mélange de substrats énergétiques peut être très différent.

Le second peut oxyder beaucoup plus de graisse à cette même intensité.

C’est une vraie adaptation métabolique observée dans la littérature.

Et cette capacité devient particulièrement intéressante lorsque le but n’est pas de battre un record sur 400 mètres mais de développer :

l’endurance,

la capacité oxydative,

la flexibilité métabolique,

la dépense énergétique régulière,

et éventuellement la diminution du tissu adipeux.

# # Et le cardio à jeun ?

Là encore, la combinaison devient biologiquement intéressante.

Après une nuit sans manger, l’insuline est généralement plus basse et la disponibilité en acides gras libres est plus importante.

Les études montrent que réaliser un exercice aérobie à jeun augmente généralement l’oxydation des graisses pendant la séance par rapport à l’exercice effectué après un repas. Ce phénomène existe réellement.

Chez quelqu’un déjà adapté à un régime low carb ou carnivore, on additionne donc potentiellement deux environnements favorisant l’utilisation des lipides :

faible disponibilité glucidique chronique,

plus faible disponibilité nutritionnelle aiguë avant l’effort.

On comprend facilement pourquoi l’oxydation lipidique peut devenir très importante.

Mais encore une fois : **plus d’oxydation lipidique pendant cette heure ne garantit pas automatiquement davantage de perte de graisse corporelle sur plusieurs mois.**

Ton organisme fera ensuite son bilan.

# # Et dehors, au bord de la mer ou dans la forêt ?

C’est là que le sujet devient encore plus intéressant.

Physiologiquement, à intensité et dépense énergétique identiques, courir dans une forêt ne possède pas une propriété mystérieuse permettant de doubler l’utilisation des graisses par rapport à un tapis roulant.

Les études comparant exercice intérieur et extérieur ne démontrent pas clairement une supériorité métabolique aiguë de l’extérieur lorsque l’intensité est équivalente.

Mais elles montrent quelque chose d’autre : l’expérience subjective est souvent meilleure dehors.

Plaisir supérieur.

Affect plus positif.

Meilleur état psychologique dans plusieurs études.

Or cela compte énormément.

Parce qu’une heure de cardio parfaite effectuée trois fois puis abandonnée vaut beaucoup moins qu’une activité légèrement moins « optimisée » que tu pratiques spontanément toute l’année.

Le bord de mer, une forêt ou une montagne peuvent donc avoir un avantage indirect extrêmement puissant :

**ils peuvent rendre le mouvement plus facile à maintenir.**

Et la régularité finit par peser beaucoup plus lourd que l’optimisation d’une séance isolée.

# # La montagne change même mécaniquement le problème

Une randonnée avec du dénivelé n’est pas simplement une marche sur tapis accompagnée d’un joli paysage.

La pente augmente la demande énergétique.

Le terrain irrégulier modifie le recrutement musculaire.

La descente ajoute une forte composante excentrique.

L’altitude peut modifier la disponibilité en oxygène.

La température influence la thermorégulation.

Le cardio extérieur peut donc devenir physiologiquement très différent du cardio en salle.

Et c’est particulièrement intéressant chez quelqu’un utilisant majoritairement les graisses comme carburant : une longue activité sous-maximale peut représenter plusieurs heures d’oxydation lipidique importante sans nécessairement imposer les mêmes demandes glycolytiques qu’un entraînement très intense.

# # C’est ici que le carnivore peut devenir une véritable stratégie métabolique

Pas parce qu’il supprime les lois de la thermodynamique.

Pas parce que les cétones feraient fondre magiquement la graisse.

Mais parce qu’il peut modifier trois paramètres fondamentaux simultanément :

le carburant disponible,

la capacité des muscles à oxyder les lipides,

et potentiellement la régulation de la faim grâce à une alimentation très riche en protéines et pauvre en aliments hyperpalatables.

Une personne correctement adaptée peut ainsi effectuer une grande quantité de travail aérobie en utilisant énormément de lipides.

Une méta-analyse récente montre justement que les régimes pauvres en glucides augmentent systématiquement l’oxydation lipidique chez les sportifs étudiés, même si les effets sur la performance restent dépendants de l’intensité et du contexte.

Et cela résume probablement beaucoup mieux l’intérêt du carnivore pour le cardio :

**il ne rend pas l’énergie gratuite ; il change la manière dont ton organisme va la chercher.**

# # Mais il reste une dernière erreur à éviter

Tu pourrais lire tout cela et conclure :

« Parfait. Je retire tous les glucides, je fais deux heures de cardio à jeun chaque matin et je vais devenir une machine à brûler du gras. »

Ce serait précisément l’erreur inverse.

Parce que l’entraînement reste un stress.

Si ton volume dépasse ta récupération, si ton sommeil se dégrade, si ton apport protéique ou énergétique devient insuffisant, si ta masse musculaire commence à diminuer ou si ton activité quotidienne s’effondre parce que tu es constamment épuisé, augmenter encore le cardio peut devenir contre-productif.

La science récente sur les performances sportives confirme d’ailleurs que l’adaptation low carb est très dépendante du contexte : l’oxydation des graisses augmente de façon spectaculaire, mais les performances à haute intensité ou répétées peuvent souffrir lorsque la disponibilité du glycogène devient limitante.

Voilà pourquoi la vraie question n’est pas seulement :

**« Est-ce que je brûle des graisses ? »**

La vraie question est :

**« Quel carburant mon organisme utilise-t-il, à quelle intensité, pendant combien de temps, et qu’est-ce que cette stratégie lui coûte ensuite ? »**

C’est à ce niveau que le carnivore, le low carb et le cardio peuvent devenir extrêmement intéressants ensemble.

Non pas parce qu’ils créent une exception biologique.

Mais parce qu’ils peuvent orienter profondément le métabolisme vers l’utilisation d’un carburant dont le corps possède des réserves considérables : **la graisse**.

Et lorsque cette capacité est associée à une activité que tu peux répéter régulièrement, à une bonne conservation de la masse musculaire et à une alimentation qui contrôle réellement ta faim, la discussion sur la perte de graisse devient beaucoup plus pertinente que le simple chiffre affiché sur un tapis de course.

**Alors, quand tu fais ton cardio aujourd’hui, sais-tu réellement si ton organisme fonctionne principalement comme une machine dépendante des apports glucidiques fréquents, ou comme un organisme déjà adapté à mobiliser ses propres réserves énergétiques ?**

**Comprendre mon terrain métabolique**

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