09/03/2026
𝗟𝗼𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁𝗲𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲 𝗲́𝗹𝗲𝗰𝘁𝗼𝗿𝗮𝗹𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟲, 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗮𝗻𝗻𝗼𝗻𝗰𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗰𝘂𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝘀𝗲𝘀 𝘁𝗵𝗲́𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗺𝗶𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝘃𝗮𝗻𝘁 𝗮𝘂 𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗮𝗶𝗻𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗺𝗮𝗶𝗻𝗲𝘀.
Aujourd’hui, nous abordons un enjeu au cœur même de notre réseau : 𝗹’𝗮𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗮𝘂𝘁𝗼𝗻𝗼𝗺𝗲.
L’action communautaire autonome (ACA) est considérée comme l’un des trois piliers du filet social québécois, aux côtés des services publics et des programmes sociaux. Elle se distingue par son autonomie, sa démocratie citoyenne et sa mission de transformation sociale. Les organismes d’action communautaire autonome (ACA) répondent aux besoins des populations locales, mais agissent aussi sur les causes des problématiques sociales dans leur globalité. Il s’agit d’un modèle unique au Québec et d’une force humaine et sociale majeure.
Le secteur emploie environ 50 000 personnes dont plus de 75 % sont des femmes et sont hautement scolarisées. Le mouvement est soutenu aussi par plus de 200 000 personnes bénévoles et militantes. Il dispose par ailleurs d’une assise économique importante, bien que marquée par une grande instabilité : des revenus annuels de près de 4 milliards de dollars dont la majorité est investie dans la masse salariale.
L’impact social et économique est incontestable. Chaque tranche de 100 millions de dollars investie dans l’ACA génère 183,7 millions de dollars directement dans l’économie locale et une croissance du PIB de 110 millions de dollars. Pour chaque dollar d’augmentation accordé au financement des organismes communautaires, l’État économise 12 $ en dépenses publiques de santé sur une période de six ans.
Mais, plus encore, c’est une personne sur quatre qui bénéficie des services du milieu communautaire au Québec.
Pour jouer pleinement leur rôle d’actrices de changement, les organisations d’action communautaire autonome ont besoin d’un financement récurrent et prévisible à la mission à la hauteur des besoins et du respect de leur autonomie.
Or, comme le rappellent les milliers de personnes qui se mobilisent au sein du mouvement national de grève et de revendications Le Communautaire à boutte, le milieu communautaire est sous-financé et les travailleuses et travailleurs sont au bout du rouleau. Ces enjeux apportent des défis considérables concernant l’embauche et la rétention de la main-d’œuvre qualifiée. Le secteur traverse une crise majeure qui menace sa pérennité et entraine des ruptures de services dans un contexte où les besoins explosent. Un point de rupture est atteint.
Afin de s’attarder à cet enjeu incontournable, la TNCDC propose trois mesures structurantes.
D’abord, 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁, 𝗱𝗲 𝗳𝗮𝗰̧𝗼𝗻 𝘂𝗿𝗴𝗲𝗻𝘁𝗲, 𝗿𝗲𝗵𝗮𝘂𝘀𝘀𝗲𝗿 𝘀𝗶𝗴𝗻𝗶𝗳𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗺𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 afin d’assurer des conditions de travail décentes et pour mieux répondre aux besoins grandissants de la population.
Ensuite, il faut mettre en place des mécanismes d’indexation du soutien financier à la mission globale en utilisant l’Indice des coûts de fonctionnement du communautaire (ICFC) pour l’ensemble des groupes d’ACA.
Enfin, la Politique de reconnaissance de l’action communautaire doit être appliquée dans l’ensemble des ministères et des organismes gouvernementaux afin de garantir la reconnaissance et le respect de l’autonomie des groupes communautaires.
𝗤𝗨𝗘𝗦𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗣𝗥𝗜𝗡𝗖𝗜𝗣𝗔𝗟𝗘
Quels sont les engagements de votre parti en matière de financement des organismes communautaires ?
𝗤𝗨𝗘𝗦𝗧𝗜𝗢𝗡𝗦 𝗗𝗘 𝗥𝗘𝗟𝗔𝗡𝗖𝗘
Appuyez-vous les travailleuses et travailleurs qui manifestent dans la rue pour l'amélioration de leurs conditions de travail ?
Que prévoit faire votre parti pour améliorer les conditions de travail des travailleuses et travailleurs du milieu communautaire ?
👉 𝗖𝗼𝗻𝘀𝘂𝗹𝘁𝗲𝘇 𝗹𝗮 𝗽𝗹𝗮𝘁𝗲𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲 𝗲́𝗹𝗲𝗰𝘁𝗼𝗿𝗮𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗹𝗲̀𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗧𝗡𝗖𝗗𝗖 𝘀𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗟𝗶𝗻𝗸𝘁𝗿𝗲𝗲 :
https://linktr.ee/tncdc